Santé, eau, numérique, TSARA au plus près des défis alimentaires africains

Nutrition infantile, chaîne du froid, gestion de l'eau, agriculture numérique et géospatial : autant d'enjeux au cœur des systèmes alimentaires africains, et autant de chantiers ouverts par TSARA, réseau de recherche réunissant une quarantaine d'institutions en Afrique et en Europe. Tour d'horizon de projets en cours et à venir.

Publié le 19 mai 2026

© V. Blanfort, Cirad

Sur une piste de Casamance, un camion chargé de mangues roule vers le marché. À l'intérieur, un capteur enregistre 38 °C au cœur du chargement. Pas d'incident apparent, pourtant une partie de la récolte sera perdue. Au Sénégal, les acteurs de la filière estiment les pertes post-récolte sur la mangue entre 20 et 30 % ; près de 45 % du total des fruits et légumes ne pourront pas atteindre les consommateurs, un gaspillage massif qui pèse sur les revenus des producteurs et la sécurité alimentaire locale.

Or une partie de ces pertes peut être évitée par des ajustements simples, guidés par la recherche. C'est précisément le type de connaissances que TSARA produit : des réponses ancrées dans les réalités des territoires africains. L'initiative, lancée en 2022 par INRAE, le Cirad et 17 partenaires africains, Transforming Food Systems and Agriculture through Research in Partnership with Africa, réunit aujourd’hui 38 institutions réparties sur l'ensemble du continent africain et en Europe autour de 9 thématiques : agroécologie, eau, sols, agroforesterie, élevage, nutrition, One Health, travail et numérique.

Ne plus perdre les mangues avant d'arriver au marché

Le projet AFRICOLD conduit par INRAE (unité FRISE), l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et l'université de Dar es Salaam en Tanzanie, se concentre sur 3 filières stratégiques et vulnérables : la mangue et la carotte au Sénégal, l'avocat en Tanzanie. « Notre objectif est d'identifier, avec nos partenaires africains, les solutions les plus utiles, les plus sobres et les plus réalistes pour réduire les pertes et sécuriser les revenus. TSARA nous permet de construire la recherche à partir des contraintes réelles et des priorités des équipes locales et des acteurs des filières », explique l’équipe du projet.

Le diagnostic semble évident : si les mangues se perdent, c’est par manque de froid. Cependant les données de terrain déplacent le diagnostic et révèlent deux réalités, toutes deux marquées par la pression de la mouche des mangues dès la parcelle. Dans la filière d'exportation, la chaîne du froid existe, mais les fruits sont rarement refroidis avant le chargement, ce qui compromet son efficacité. Dans la filière locale, le problème est ailleurs : absence totale de froid, marchés saturés, transporteurs qui imposent leurs conditions... Deux diagnostics distincts, donc deux types de solutions à construire avec les acteurs locaux. La prochaine étape : tester des technologies sobres en conditions réelles, des enseignements utiles également pour l'Europe, où le changement climatique expose de plus en plus les filières agricoles à des épisodes de chaleur extrême.

© Pixabay

Aux pertes post-récolte s’ajoutent deux autres défis. Le premier est alimentaire : la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur pour le continent, comme le rappelle la FAO, influencée par des évolutions climatiques, économiques et démographiques. Le second est nutritionnel : l’urbanisation rapide et l’essor des produits industriels ont transformé les régimes alimentaires, faisant coexister sous-nutrition, carences et surpoids dans les mêmes pays, parfois dans les mêmes ménages. Dans les deux cas, les réponses ne peuvent pas être simplement importées, elles dépendent des contextes écologiques, économiques et culturels dans lesquels ils s’enracinent.

Valoriser les légumineuses locales pour l’alimentation infantile

Au Cameroun, comme dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, la malnutrition infantile perdure. Les bouillies traditionnellement données aux nourrissons après 6 mois d'allaitement couvrent les besoins énergétiques de base mais sont pauvres en protéines et déséquilibrées en acides aminés et en micronutriments essentiels. Bien qu’il existe des farines infantiles enrichies, celles-ci sont le plus souvent importées, coûteuses, ou leurs circuits de distribution laissent de côté une grande partie des familles rurales et périurbaines.

Tout l'enjeu de notre projet est de valoriser les légumineuses locales, afin de produire des farines nutritives et sûres pour les jeunes enfants et adaptées aux usages locaux via des procédés simples et accessibles.

Face à cette double limite, le projet MinimaLeg s’attache aux ressources présentes sur le terrain : les légumineuses locales, cultivées et consommées au Cameroun, mais encore peu documentées dans leur diversité comme dans leurs usages. « Tout l'enjeu de notre projet est de valoriser ces légumineuses locales, afin de produire des farines nutritives et sûres pour les jeunes enfants, adaptées aux usages locaux, via des procédés simples et accessibles », explique Adeline Boire, porteuse du projet à INRAE-UR BIA.

Labellisé TSARA, le projet associe les unités INRAE BIA et IATE et l’UMR QUALISUD IRD/CIRAD aux universités camerounaises de Yaoundé, Douala et Bamenda. Déployé dans 5 zones agroécologiques, il vise à documenter pour la première fois, de manière systématique, les légumineuses cultivées et utilisées au Cameroun, puis à relier cette diversité aux pratiques locales de transformation, à la qualité nutritionnelle des graines et à des procédés sobres comme le décorticage, le broyage ou la séparation. 

Les premiers résultats sont attendus à l'été 2026. « Ce regard croisé entre contextes africains et européens est sans doute l'un des apports les plus riches du projet, car il ouvre des pistes d'innovation qui ne sont pas uniquement technologiques, mais aussi organisationnelles et culturelles. » Dans le cadre de TSARA, cette dynamique partenariale a permis d'élargir les échanges scientifiques, notamment vers de nouvelles questions autour du microbiome des graines.

En RDC, documenter les plantes qui accompagnent l’allaitement

À Kafubu (RDC), chercheurs, soignant et habitantes échangent lors d’une enquête de terrain sur les pratiques d’allaitement et de nutrition.

Dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo, autour de Lubumbashi, l'université Nouveaux Horizons de Lubumbashi, et l'UMR PhAN de Nantes université-INRAE documentent ensemble les pratiques liées aux premiers mois de l'allaitement maternel. Les premières enquêtes ont été conduites auprès de 65 mères dans des structures de soin. « Si 81 % des mères allaitent à la naissance, ce qui est très élevé, presque 2 mères sur 3 ont connu des retards dans l'initiation de l'allaitement », indique Francisca Ngenda Kabombo, qui mène sa thèse dans le cadre de ce projet. Des résultats soulignant « les besoins d'accompagnement des mères dans les structures de santé et de formation des personnels soignants, à la fois sur les pratiques d'allaitement et sur la nutrition maternelle. »

Le projet StimLactationPlantes RDC s'intéresse également aux plantes galactogènes, traditionnellement utilisées pour stimuler la production de lait. En RDC, elles restent encore « très peu documentées sur le plan ethnobotanique, pharmacologique et clinique, malgré la richesse de la biodiversité végétale congolaise et l'importance des savoir-faire traditionnels en santé maternelle et néonatale », souligne Clair-Yves Boquien, chercheur à PhAN et co-encadrant de cette thèse. 

Les enquêtes menées auprès des mères, mais aussi des personnes pratiquant la médecine traditionnelle (à base de plantes médicinales, selon des rituels ou des pratiques culturelles locales), visent à identifier ces plantes, leurs modes de préparation et d'administration. Le projet prévoit ensuite d'en extraire et caractériser les composés susceptibles d'agir sur la lactation, avant de tester leur action dans des modèles précliniques. À plus long terme, les équipes souhaitent également contribuer à l'installation d'un lactarium à Lubumbashi, afin de répondre aux besoins en lait maternel des enfants nés avant terme.

Des aliments traditionnels étudiés pour leurs effets sur le microbiote

Il est consommé en Namibie et en Afrique australe depuis des générations. Le mabisi, lait fermenté préparé selon des pratiques traditionnelles, fait désormais l'objet de recherches dans le cadre du projet Diet-RestorPro, qui réunit l'Université de Namibie (UNAM), la Cape Peninsula University of Technology (CPUT) d'Afrique du Sud et INRAE. Cet aliment, et d'autres produits fermentés africains, pourraient-ils aider à traiter les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique), dont la prévalence est en augmentation ?

Les premiers résultats obtenus en laboratoire sont encore préliminaires mais encourageants. Le mabisi montre des effets marqués sur des protéines impliquées dans l’inflammation intestinale ; l’omashikwa et l’omaere agissent également sur plusieurs marqueurs inflammatoires. Les produits testés présentent aussi une activité sur des enzymes liées à la digestion des graisses et à la régulation du sucre dans le sang, ouvrant des pistes de recherche au-delà des maladies intestinales, notamment sur l’obésité et le diabète. 

« Ce qui rend ce projet particulièrement impactant, c’est sa capacité à relier savoirs traditionnels et science de pointe, et à identifier des solutions accessibles pour des défis majeurs de santé mondiale. Si ce travail aboutit, il pourrait ouvrir la voie à des stratégies simples fondées sur l’alimentation, en complément des traitements existants. » Moez Rhimi, chercheur

Les équipes cherchent désormais à vérifier si ces effets se confirment dans des conditions de consommation réelle. L'Université de Namibie produit les aliments selon les pratiques de fermentation traditionnelles et réalise les premières étapes de transformation et d'extraction des protéines, la Cape Peninsula University of Technology effectue le profilage enzymatique et l'extraction biochimique des protéines et métabolites, et INRAE pilote la caractérisation microbienne avancée des aliments fermentés, et conduit les validations fonctionnelles sur des modèles expérimentaux.

« Ce qui rend ce projet particulièrement impactant, c’est sa capacité à relier savoirs traditionnels et science de pointe, et à identifier des solutions accessibles pour des défis majeurs de santé mondiale. Si ce travail aboutit, il pourrait ouvrir la voie à des stratégies simples fondées sur l’alimentation, en complément des traitements existants », témoigne Moez Rhimi, chercheur à INRAE et porteur du projet Diet-RestorPro. 

Sur le même terrain, le projet FAMA, coordonné par le Cirad avec la participation d'Emmanuelle Maguin pour INRAE, explore une question voisine en Afrique du Sud et au Sénégal : des aliments traditionnels végétaux comme le sorgho, l’amarante ou des produits fermentés peuvent-ils contribuer à améliorer la santé via le microbiote intestinal ? Le constat de départ est bien documenté : la transformation rapide des régimes alimentaires, liée à l'urbanisation et à la montée des produits industriels, a entraîné un recul de la consommation des aliments locaux traditionnels. 

© TSARA - Raphael Belmin, Cirad

«Grâce à TSARA, nous travaillons dans un véritable partenariat avec les acteurs africains, pour produire des solutions utiles, ancrées dans les réalités locales » - équipe du projet FAMA.

INRAE apporte une expertise sur les interactions entre alimentation et santé. « Avec FAMA, nous montrons que les aliments traditionnels africains ne relèvent pas seulement du patrimoine : ils peuvent devenir des leviers très concrets pour améliorer la santé et transformer les systèmes alimentaires. Les premiers résultats, à la fois scientifiques et de terrain, confirment le potentiel de cette approche et identifient les freins à leur utilisation dans un pays où la population est très urbaine. Grâce à TSARA, nous travaillons dans un véritable partenariat avec les acteurs africains, pour produire des solutions utiles, ancrées dans les réalités locales », constate l'équipe du projet.

Les premiers résultats montrent en effet que le sorgho et l'amarante n'ont pas les mêmes effets sur le microbiote selon les individus, une variabilité soulevant des questions sur la personnalisation des recommandations alimentaires. Sur le terrain, des entreprises locales ont amélioré leurs produits en intégrant ces données, et la demande pour certaines cultures traditionnelles comme l'amarante se confirme. 

Face au manque d’eau, des solutions locales pour l’agriculture 

Produire des aliments sains et accessibles suppose aussi de résoudre une question plus amont : celle de l'eau. Comment accompagner des territoires soumis au stress hydrique vers des pratiques agricoles plus durables, sans perdre de vue les besoins alimentaires et nutritionnels de leurs habitants ? Le projet MAHDIA, principalement piloté par le Cirad avec l'appui d'INRAE, s'intéresse à cette question et se déploie à Meknès au Maroc, Kairouan en Tunisie et Fatick au Sénégal. Trois contextes arides ou semi-arides, trois systèmes agricoles différents, avec une même approche : réunir agriculteurs, autorités locales et consommateurs pour construire ensemble des solutions, autour de productions précises, huile d'olive et fève au Maghreb, mil et niébé au Sénégal. 

© V. Blanfort, Cirad

MAHDIA mobilise 3 unités mixtes de recherche montpelliéraines, G-EAU, Innovation et MoISA, associant le Cirad et INRAE sur la gestion de l'eau, l'innovation et les systèmes alimentaires. Une première, les unités G-EAU et MoISA, respectivement spécialisées sur l’eau et l’agroécologie d’une part, et les systèmes alimentaires d’autre part, n’avaient jusqu’alors jamais collaboré. « La transition agroécologique relie la production agricole et ses contraintes liées à l'accès aux ressources naturelles, aux enjeux d'alimentation et de nutrition pour les consommateurs, en intégrant la notion de valorisation des produits agroécologiques », explique Sami Bouarfa, directeur adjoint du département Aqua à INRAE et contributeur au projet. 

La principale avancée conceptuelle de MADHIA est le concept de « produits d'intérêts territoriaux », avec l'idée que certaines productions locales peuvent servir de leviers pour articuler à la fois politiques agricoles, alimentaires et environnementales sur un même territoire. Le projet a également permis de nouer un nouveau partenariat de recherche entre l'ISRA au Sénégal, l'École nationale d'agriculture de Meknès au Maroc et l'Institut national agronomique de Tunisie, un rapprochement rendu possible notamment grâce au cadre offert par TSARA. Preuve de son succès, les équipes envisagent une suite avec MAHDIA2, qui pourrait s’inscrire dans le cadre d’un projet européen Horizon Europe, alors que MAHDIA doit s’achever au mois de novembre 2026.

En parallèle, dans les territoires où l'eau agricole se raréfie, la réutilisation des eaux non conventionnelles pour l'agriculture fait partie des solutions étudiées. Les initiatives foisonnent en Afrique, portées par des universités, des ONG, des acteurs publics ou privés, toutefois elles se développent de façon isolée, et leurs acquis sont peu partagés. Adossé à la task force eau de TSARA et porté par Jérôme Harmand (INRAE-LBE), le projet REUSE4 Africa réunit des équipes de Tunisie (LAMSIN/ENIT et l'association REACT), du Maroc (AQUABIOTECH, Université Cady Ayyad), du Bénin (Université de Parakou et Université d'Abomey-Calavi) et de France (INRAE-LBE et IRD-HSM). Ensemble, les scientifiques cherchent à articuler ces initiatives éparses en un réseau capable de produire des méthodes communes et de peser sur les politiques publiques continentales.

Du terrain aux satellites, construire un numérique agricole utile

La numérisation de l'agriculture est aujourd'hui reconnue comme un levier pour une agriculture à la fois productive, respectueuse de l'environnement et génératrice de revenus, une vision partagée par la FAO, l'OCDE, la Banque mondiale et les politiques nationales de nombreux pays africains. Elle peut transformer en profondeur la façon de produire, de conseiller et de valoriser : suivi des cultures par télédétection, conseil agronomique personnalisé par intelligence artificielle, systèmes de traçabilité pour l'accès aux marchés. Dans un contexte stimulant favorisant la production de données et d’initiatives locales en Afrique, les expériences se multiplient: capteurs d'irrigation en lien avec l'ENA de Meknès et INRAE, applications de conseil agricole par IA développées par le NM-AIST en Tanzanie, QR codes à la laiterie du Berger au Sénégal. 

« Les conditions de réussite identifiées en Afrique, simplicité, accessibilité, utilité immédiate, sont très proches de celles que l'on connaît en France. Les chercheurs investis sur l'agriculture numérique en France apprendront donc des recherches menées en Afrique », estime Véronique Bellon-Maurel, soulignant que des approches interdisciplinaires sont indispensables pour construire simultanément les technologies et leurs usages. « Ces échanges pourront d’ailleurs être relayés par la #DigitAg International Research Community, société savante lancée lors de la conférence CORDiALL et dans laquelle les membres TSARA sont largement attendus », appuie-telle.

Au Kenya, l’activité de la végétation révélée par les images Sentinel-2 (indice EVI) © Données Copernicus Sentinel-2, 2026

À Nairobi, le réseau vient tout juste de lancer au sein de la thématique transversale "agriculture numérique", un nouvel axe géospatial consacré à l'usage de données, de méthodes et d’outils de différentes natures pour l'agriculture. « Concernant la télédétection, depuis l'explosion des ressources spatiales dans les années 2010, elles sont devenues incontournables pour gérer les espaces agricoles et naturels, surtout pour des zones difficiles d'accès comme cela est souvent le cas en Afrique », souligne Pierre Maurel, chercheur à INRAE. 

Ces ressources permettront d'analyser des dynamiques que les enquêtes de terrain ne peuvent saisir seules, comme l’évolution des paysages agricoles, des ressources en eau, l’état des cultures, des sols et des forêts, la localisation des filières, ou la propagation des maladies. Prochaine étape : réunir une communauté de chercheurs africains et européens, ouverte à l’interdisciplinarité et à la recherche opérationnelle, capable de croiser les données géospatiales avec les grands sujets déjà travaillés par le réseau.

Les données satellitaires au service de la planète : One Water Vision et One Forest Vision

INRAE porte deux initiatives géospatiales d'envergure internationale. One Water Vision développe des services d'information fondés sur les données satellitaires pour faire face à la crise mondiale de l'eau : surveillance des ressources hydriques, détection des stress hydriques, appui aux politiques de gestion de l'eau à grande échelle. One Forest Vision est consacrée au suivi des forêts tropicales en Afrique centrale, en Amazonie et en Asie, par télédétection pour documenter leur évolution, détecter la déforestation et soutenir les politiques de conservation.

En 4 ans, une démonstration collective

Tout est parti de problèmes très concrets. La réponse aura été, elle aussi, très concrète : en 4 ans, TSARA a rassemblé une quarantaine d'institutions autour d'un même objectif : construire la recherche au plus près des réalités des territoires. Les chantiers évoqués, chaîne du froid, nutrition infantile, microbiote, eau, et numérique n'en sont qu'un aperçu, tant le réseau travaille large et étend ses priorités, de l'agroécologie aux sols, de l'élevage aux recherches One health. Mais d'un chantier à l'autre, c'est une même manière de faire la recherche qui se dessine, fondée sur la complémentarité des équipes et le temps long de la coopération. Les membres de TSARA font la démonstration qu'une autre géographie de la recherche est possible, et déjà à l'œuvre.


*TSARA (Transforming Food Systems and Agriculture through Research in Partnership with Africa) est une initiative internationale réunissant 38 institutions membres en Afrique et en Europe. Les projets présentés dans cet article ont été financés notamment par les appels à manifestation d'intérêt INRAE et les dispositifs du Fonds Équipe France (MEAE).


AFRICOLD 
Coordinatrice du projet : Fatou Toutie NDoye (INRAE-FRISE), chaîne du froid et qualité des produits alimentaires. Équipe INRAE-FRISE : Yasmine Salehy, aspects socio-techniques ; Anthony Delahaye, développement de solutions de froid, enjeux énergétiques et environnementaux. Partenaires : université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD, Sénégal) ; université de Dar es Salaam (UDSM, Tanzanie).

MinimaLEG
Porteuse du projet : Adeline Boire (INRAE-UR BIA). Équipes : UR BIA (INRAE, Nantes) : A. Boire, C. Berton-Carabin, A. Riaublanc, V. Solé-Jamault, A. Meynier, S. Le Gall; UMR IATE & plateforme PLANET (INRAE, Montpellier) : R. Barbar, C. Bourlieu-Lacanal, A. Réau, V. Lullien-Pellerin, V. Micard, C. Barron ; UMR QUALISUD (IRD) : C.Mouquet-Rivier; LabSAM, Université de Yaoundé I (Cameroun) : G. Kansci; LabSAM, Université de Douala (Cameroun) : A. R. Fogang Mba; LabSAM, Université de Bamenda (Cameroun) : B. U. Saha Foudjo; LabSAM, Université de Yaoundé (Cameroun) : C. Kotue Taptue. Thèse en co-tutelle Nantes Université / Université de Yaoundé I (2025-2029).

StimLactationPlantesRDC 
Francisca Ngenda Kabombo, (doctorante, Nantes Université - INRAE UMR PhAN et université Nouveaux Horizons, Lubumbashi) ; Khadija Ouguerram (Nantes université - INRAE UMR  PhAN) ; Clair-Yves Boquien (co-encadrant de thèse, Nantes université - INRAE UMR PhAN) ; Paul Mobinzo (co-encadrant de thèse, doyen de la FSAE, Université Nouveaux Horizons, Lubumbashi, RDC). Appui Cirad : Charles Doumenge (éco-botaniste) et Laurence Boutinot (ethnologue).

Diet RestorPro 
Porteur du projet : Moez Rhimi (INRAE). Partenaires : université de Namibie (UNAM) ; Cape Peninsula University of Technology (CPUT, Afrique du Sud).

FAMA 
Porteuse du projet : Arlène Alpha (Cirad). Référente INRAE : Emmanuelle Maguin. Partenaires : ARC (Afrique du Sud) ; Cirad ; CSIR ; INRAE ; université Cheikh Anta Diop (Sénégal) ; université de Pretoria ; université du Cap-Occidental (Afrique du Sud).

MAHDIA 
Porteur du projet : Olivier Lepiller (Cirad, UMR MoISA). Référent INRAE : Sami Bouarfa (UMR G-EAU). Partenaires : UMR G-EAU (Cirad et INRAE, Montpellier) ; UMR Innovation (Cirad et INRAE, Montpellier) ; UMR MoISA (Cirad et INRAE, Montpellier) ; ISRA (Sénégal) ; ENA de Meknès (Maroc) ; INAT (Tunisie).

REUSE4Africa
Porteur du projet : Jérôme Harmand (INRAE-LBE, Montpellier). Partenaires : LAMSIN/ENIT, université Tunis El Manar (Tunisie) ; REACT, Association tunisienne de développement durable (Tunisie) ; AQUABIOTECH, université Cady Ayyad (Maroc) ; université de Parakou et université d'Abomey-Calavi (Bénin) ; IRD/HSM (France).

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