COVID-19 : la santé globale en jeu

Alors que tous les continents sont désormais touchés par l’épidémie de Covid-19, la recherche est mobilisée à l’appui des sociétés. Cette rubrique fait le point depuis mi-mars 2020 sur les recherches et l’organisation d’INRAE face à la crise.

Dès l’apparition de l’épidémie en Chine, la recherche s’est mobilisée dans le monde. Cette maladie, dénommée COVID-19 par l’OMS et qui affecte l’appareil respiratoire, est d’origine virale. Des chercheurs chinois ont rapidement séquencé le virus en cause. Désigné par SARS-CoV-2, il appartient à la famille des coronavirus, dont l’un d’eux avait causé une épidémie apparue en Chine en 2002-2003. Il a été établi que le SARS-CoV-2 est très proche de virus infectant des chauves-souris et qu’il pourrait avoir franchi la barrière d’espèce pour atteindre l’homme en affectant un hôte animal intermédiaire.  Face à SARS-CoV-2, il n’y a aujourd’hui aucun médicament, vaccin ou anticorps  disponible, toutes les mesures pour endiguer l’épidémie passent donc par la prévention pour éviter que le virus ne se transmette au sein des populations humaines. La communauté de recherche internationale est mobilisée et INRAE participe à plusieurs projets qui visent à :

SARS-CoV-2, quel est ce virus émergent ? Cliquez pour en savoir plus Comprendre une épidémie : cliquez pour en savoir plus

Lutter contre le virus, soigner

Accélérer les connaissances, prévenir, guérir, autant d’objectifs, autant de nouveaux projets de recherche pour les chercheurs INRAE.

RESULTATS

virus

Analyse de la protéine qui permet au SARS-CoV-2 d’infecter les cellules
Communiqué de presse, 28 avril. Une collaboration franco-américaine entre chercheurs de Cornell University et INRAE a montré que le SARS-CoV-2, possède une protéine de surface présentant une différence notable par rapport à d’autres coronavirus génétiquement proches. Cette différence serait importante pour l’évolution et l’émergence du virus.

   

La perte d'odorat, un symptôme clé dans le développement de la maladie
Article, 30 octobre. Le Global Consortium for Chemosensory Research (GCCR ), dont fait partie INRAE, montre que la perte totale ou partielle de l’odorat survient de manière plus spécifique que d’autres symptômes pour la COVID-19. Ils avaient précédement établi que les nerfs olfactifs ne semblaient pas infectés. Communiqué de presse, 8 juillet.

 

Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France : Article, 14 mai. L’unité mixte de recherche en virologie de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, de l’Anses et d'INRAE, en lien avec l’Institut Pasteur, a détecté le premier chat porteur du SRAS-CoV-2 en France.

RECHERCHES EN COURS

Matériel de laboratoire

SARS-CoV-2 : les laboratoires INRAE en action
Article, 15 avril. Nombre de laboratoires INRAE sont plus que jamais actifs pour trouver des solutions dans la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la pandémie COVID-19. Petit tour d'horizon des projets en cours.

 

 

APPUI AUX POLITIQUES PUBLIQUES

Article, 2 avril - Mis en place par le gouvernement le 24 mars 2020, le Comité Analyse Recherche Expertise (CARE) regroupe douze scientifiques pour conseiller le gouvernement sur des questions opérationnelles touchant l’épidémie COVID-19. Muriel Vayssier-Taussat, chef du département Santé animale à INRAE et directrice de l’Institut Carnot France Futur Elevage, décrit sa première expérience au sein de ce comité.

RESSOURCES POUR MIEUX COMPRENDRE

REPLAY « Science, pouvoir et opinion en temps de pandémie »
Publié le 12 mai. La crise de la COVID-19 a été nourrie de différentes controverses scientifiques, à commencer par les traitements à l'hydroxychloroquine... Avec Bernadette Bensaude-Vincent, philosophe des sciences et des techniques et membre du comité d’éthique INRAE, ce webinaire analyse comment la pandémie actuelle redistribue les rapports entre science et pouvoir .

Dans une master class du réseau CFJ Alumni, Mylène Ogliastro, virologue, INRAE et Nicolas Martin, journaliste, France Culture partagent leur expérience de la vulgarisation des connaissances dans le contexte de la crise COVID-19.

 

DANS LA PRESSE

Dans "COVID-19 pourquoi perd-on l'odorat et le goût ?", explication de Loïc Briand, directeur de recherche INRAE au CSGA, Centre des sciences du goût et de l'alimentation, Dijon (Femina.fr 10/05).

Dans Première Heure Île de France, 18/05 "le programme de recherche Mocopée, coordonné par le SIAAP, INRAE et l’UTC et impliquant une trentaine d’équipes de recherche, s’est mobilisé pour analyser le comportement du virus dans les boues urbaines.

 

Fake news

"Non, le coronavirus n’a pas été créé en laboratoire" : Vincent Millet "du laboratoire virologie et immunologie moléculaires (INRAE)", évoque notamment des "différences notables" entre le SRAS et le virus du Covid-19, qui "sont vraisemblablement le fruit de leur évolution naturelle" (Science-et-Vie.com 06/04).
Voir aussi l'explication 50 de la liste de plus de 80 fake-news décryptées par l'AFP.
(*Unité de recherche Virologie et Immunologie Moléculaires, centre INRAE Ile-de-France-Jouy-en-Josas-Antony).

Bastien Castagneyrol, chercheur INRAE cité dans 20 Minutes, 24 avril au sujet d'une étude chinoise publiée en pré-print suggérant que la capacité de mutation du Covid-19 aurait pu être sous-estimée : « Ce qui se passe en ce moment, c’est que les articles sont mis en ligne avant l’étape de relecture. Les auteurs mettent à disposition du public un travail qu’ils considèrent comme abouti, mais c’est un travail qui n’a pas encore été évalué par la communauté scientifique. Ce n’est pas la version finale à laquelle l’on peut faire confiance. »

Gérer le risque épidémique

« Changement climatique, mobilité animale et humaine, croissance démographique, urbanisation, etc. : il existe aujourd’hui un risque accru d'émergence de nouveaux agents pathogènes... La rapidité de détection de ces émergences et d’évaluation des risques qu’ils représentent pour la santé publique est cruciale » Projet MOOD

RESULTATS

Développement d’un modèle mécanistico-statistique pour calculer le taux de létalité réel du COVID-19
Communiqué de presse, 12 mai. Dès fin mars, une équipe INRAE a pu calculer le taux de létalité lié au COVID-19 pour la première fois au monde dans un pays autre que la Chine. Ils ont obtenu un taux de 0,5 % sur la base des données hospitalières françaises, et de 0,8 % en intégrant les données issues des EHPAD. Un nouveau modèle a ensuite permis un suivi de l'épidémie et une évaluation de la situation en sortie de confinement, mi-mai 2020.

RECHERCHES EN COURS

Face aux maladies émergentes : repenser la veille sanitaire mondiale - INRAE participe au projet international MOOD coordonné par le Cirad. Communiqué de presse, 19 mars

RESSOURCES POUR COMPRENDRE

Comprendre une épidémie : cliquez pour en savoir plus

Espace pédagogique (questions/réponses, podcast, infographies) L’épidémie COVID-19 nous donne la fièvre des chiffres. Nous surveillons le nombre de décès, de personnes en réanimation, rétablies… Mieux comprendre ce qu’est une épidémie, comment elle progresse ou s’éteint nous aide à mieux analyser la situation actuelle. Explications avec Gwenaël Vourc’h, Xavier Bailly et Karine Chalvet-Monfray, INRAE Clermont ARA et ENVT Lyon.

La modélisation en pratique dans la gestion d’une épidémie Article, 12 mai.

COVID-19 : Atténuation ou suppression, quelles stratégies de lutte contre l’épidémie ? Article, 6 avril, avec l'ENV Toulouse.

 

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

Les maladies émergentes. Les maladies émergentes, causes de crises sanitaires potentiellement dévastatrices, représentent un enjeu majeur pour la santé végétale, animale et humaine. Ouvrage proposé gratuitement en e-pub par les Editions Quae.

 

Post Ca m'intéresse Mylène Ogliastro

Mieux comprendre l'épidémie : Mylène Ogliastro répond aux questions de Ca m'intéresse, 30/03 : Virus : pourquoi on peut être asymptomatique et contagieux. Qu’est-ce qu’un virus ? De quel type est le coronavirus, qui touche au bas mot 720 000 personnes dans le monde ? Comment s’est-il transmis de l’animal à l’homme ? Qu’est-ce que la charge virale ? Pourquoi le COVID -19 est-il si contagieux ?

Dans une approche de santé globale

« Il faut prendre conscience que la santé de l’Homme dépend intégralement de celle de son environnement » Mylène Ogliastro, virologue INRAE

RESULTATS

DOSSIER SPECIAL : One Health, une seule santé pour la Terre, les animaux et les humains Le concept One Health, c’est penser la santé à l’interface entre celle des animaux, de l’Homme et de leur environnement, à l’échelle locale nationale et mondiale. Cette manière d’aborder la santé dans le contexte mondial actuel de la pandémie liée à la Covid 19, permet de raisonner l’ensemble du système et trouver des solutions qui répondent à la fois à des enjeux de santé et des enjeux environnementaux.

  

COVID-19 et animaux d'élevage : que savons-nous des risques pour l'homme ? Article, 2 juin. Un état des lieux des connaissances au 25 mai 2020 sur la base des publications scientifiques disponibles.

Analyse de 65 ans de travaux sur le lien entre forêt, déforestation et émergence de maladies infectieuses. Communiqué de presse, 7 mai. Analyse de 585 publications par des chercheurs d’INRAE, du Cirad, de l’IRD et de l’Institut Pasteur de la Guyane. Ils pointent une fragilité des connaissances sur cet enjeu majeur.

RECHERCHES EN COURS

Protéger la biodiversité pour prévenir de nouvelles maladies infectieuses émergentes Article 20 avril. Décryptage avec Jean-François Guégan, directeur de recherche,  chargé de mission à INRAE pour élaborer un grand programme de partenariat international, sur les maladies émergentes d’origine animale ou environnementale, en lien avec l’agriculture.

 

Comprendre et gérer les épidémies dans les élevages
Article, 30 avril. Le virus du Covid 19 semble s’être transmis directement de la faune sauvage vers l’Homme. Dans d’autres cas, comme la grippe aviaire, les animaux d’élevage peuvent être un relai entre cette faune sauvage et l’Homme. Comment mieux comprendre et gérer les épidémies dans les élevages ? Questions à Christian Ducrot, spécialiste en épidémiologie à INRAE.

  

Influenza, coronavirus et autres : quand les virus d’origine animale contaminent l’homme  Article Publié le 26 février 2020 avec vidéo de la conférence donnée lors du Salon de l'Agriculture.

 

RESSOURCES POUR COMPRENDRE

SARS-CoV-2, quel est ce virus émergent ? Cliquez pour en savoir plus

Espace pédagogique (questions/réponses, vidéos, infographies) Il y a quelques mois encore, nous ne soupçonnions pas son existence et aurions, pour la plupart, pensé que confiner la moitié de la planète à cause d’une maladie X relevait encore d’un scénario de science-fiction… Que savons-nous de ce nouveau virus à l’origine de l’épidémie COVID-19 en présence duquel nous avons , très rapidement, apprendre à vivre ? Explications avec Mylène Ogliastro, directrice de recherche INRAE.

  

Les virus. Grippe, rougeole, gastro-entérite, COVID-19… Tout au long de notre vie, des virus croisent régulièrement notre route. Dans cet ouvrage, nous comprendrons pourquoi ils rendent malades et parfois tuent, mais aussi comment nous pouvons les combattre et même nous en servir pour lutter contre d’autres maladies. Il vous permettra également de connaître le fonctionnement de ces ennemis qui s’avèrent parfois de précieux alliés. Proposé gratuitement en e-pub par les Editions Quae.
 

DANS LA PRESSE

Dans "Les dossiers du fil vert", quatre articles citent des chercheurs INRAE, dont :

- "L'élevage intensif, accélérateur de zoonoses", avec des explications de Thierry Caquet, directeur scientifique Environnement, et de Christine Fourichon, chercheuse en santé animale (Liberation.fr 30/04). "Extensification, transport, homogénéisation génétique, mauvais usage des antibiotiques… Certaines pratiques peuvent entraîner des effets en cascade néfastes pour la biodiversité, la santé animale et humaine".
- "Biodiversité et Santé", avec Jean-François Guegan, chercheur INRAE : extrait sur MSN

François Meurens, vétérinaire et virologiste à INRAE, signe un article dans The Conversation, 6 mai Lutte contre le coronavirus : mais où sont passés les vétérinaires ? "

"Repenser notre relation avec les écosystèmes naturels" Gwenaël Vourc’h

Dans une dépêche AFP du 11 avril "Pandémie(s): l'interférence de l'Homme sur la biodiversité en cause" interview de Gwenaël Vourc’h , épidémiologiste à INRAE. Elle souligne : "Au delà de la seule réponse indispensable à chaque épidémie, il faut réfléchir à notre modèle" et notamment "repenser notre relation avec les écosystèmes naturels et les services qu'ils rendent."

« OneHealth doit devenir une priorité pour une recherche interdisciplinaire, entre monde biomédical et sciences de l’environnement » Tribune de 14 dirigeants d’organismes, membres d’Allenvi (Alliance nationale de recherche pour l’environnement) dont Philippe Mauguin, PDG INRAE. Le Monde Sciences, 17 avril.

 

Interventions de Jean-François Guéganécologue et parasitologue INRAE et IRD, également conseiller scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, parmi de nombreuses interviews :

"L'approche One Health naît du constat que 62 à 65 % des agents infectieux et parasitaires humains ont une origine animale" Jean-François Guegan sur RFI

  • Invité sur RFI "C'est pas du vent" le 09/04 "Coronavirus : l'effet boomerang de la dégradation de la biodiversité" A ré-écouter ici.
  • Citation dans "Les maladies émergentes favorisées par la dégradation de la biodiversité" (Le Monde 08/04) ; dans "Coronavirus : la dégradation de la biodiversité en question" (LeMonde.fr  04/04) ; dans l'article Covid-19 : les atteintes à la biodiversité ont accéléré l'épidémie (La Tribune, 27 mars)  et l’"L’émergence du coronavirus est-elle liée à la déforestation?" ( LeFigaro.fr 17/03).
  • A l’occasion de la chronique de Mathieu Vidard : "Le virus au carré – En quoi la pandémie actuelle est-elle liée à l'environnement ?" France Inter 18/03 à 13 h 30 - réécouter sur FranceInter.fr ou directement ci-dessous).

Organiser nos activités face à la crise et au confinement

L'organisation dans ce nouveau confinement doit nous permettre de maintenir toutes nos activités, en généralisant le télétravail pour toutes celles qui s’y prêtent.

NOTRE ACTU

INRAE s'organise pour maintenir ses activités durant ce nouveau confinement
Article, 2 novembre. Depuis vendredi 30 octobre et le début d’un nouveau confinement en France, nous sommes collectivement engagés pour quatre semaines au moins dans une organisation modifiée.

  

Hall INRAE

COVID-19 : premier bilan de la mise en œuvre du dispositif de crise à INRAE
Dressé par le PDG d'INRAE dans un article du 19 mars

 

Mieux vivre le confinement

RESULTATS

Si certaines personnes ont vu leurs pratiques alimentaires se dégrader pendant le confinement, faute de temps ou de moyens, d’autres les ont améliorées.

Non, tout le monde n'a pas grossi pendant le confinement !
Article rédigé avec The Conversation, 19 août. Une analyse sur plus de 37 000 adultes, menée par l’étude NutriNet-Santé coordonnée par l’EREN (équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle – Inserm/Inrae/CNAM/Université Sorbonne Paris Nord). Les participants ont répondu à des questionnaires relatifs à leur alimentation, leur activité physique et leur poids durant cette période.

  

RESSOURCES POUR MIEUX VIVRE LA CRISE ET LES CONFINEMENTS

COVID-19 Rester en forme à la maison The Conversation

Mieux s’alimenter pour prévenir les maladies chroniques et infectieuses
Article rédigé avec The Conversation, 25 mai - Les maladies chroniques non transmissibles ont vu leur incidence augmenter ces dernières années. Parmi les principaux accusés, la « malbouffe » qui génère surpoids, obésité et pathologies associées est pointée du doigt. Or, mieux s’alimenter constitue un moyen de prévention des maladies chroniques non transmissibles, mais aussi des pathologies infectieuses telles que COVID-19. Le point avec trois chercheurs INRAE.

Alimentation, activité physique : les bons réflexes en période de confinement
Article rédigé avec The Conversation 24 mars.

L'espace évasion
Salle de jeux, salle de cours, ciné, galerie, bibliothèque, cuisine...

On vous fait visiter ? C'est ici !
 

 

 

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

  • Repenser nos usages du numérique, agir pour plus de sobriété

Durant le confinement, le numérique facilite enseignement, télétravail et vie quotidienne... Dans cet ouvrage publié le 27 février aux Editions Quae à la suite d'une prospective INRAE-Agreenium, les auteurs étudient 4 scénarii de transition numérique pour l'enseignement supérieur et la recherche à l'horizon 2040. Dans l'un d'entre eux, préoccupations pour la santé et pour les ressources de la planète mobilisent société et pouvoirs publics pour prioriser les enjeux environnementaux, ce qui renforce une gouvernance européenne du numérique attentive aux dimensions sociales et aux biens communs. Dans un autre la tension sur les ressources mobilise la société pour un usage frugal du numérique...

Dans une tribune publiée dans Libération le 27 mars, Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE invite à éliminer nos déchets numériques : "Parce que les «data centers» consomment énormément d’énergie, il est urgent de vider sa poubelle numérique et de s’engager dans ce tournant écologiquement responsable chez soi dès maintenant". Purgez vos mails, dégonflez vos clouds, conservez les restes au froid conseille-t-il...

Dans "Le téléphone sonne" de France Inter samedi 23/04, Jean-Francois Guégan aux côtés de Jean-Louis Etienne médecin et explorateur évoquent « quelles leçons tirer de l’épidémie ? ». Interrogé, à l'approche du déconfinement, sur la mobilisation de personnalités pour pouvoir profiter des espaces naturels, Jean-François Guégan : "On sait aujourd'hui que l'observation du vivant, même en ville, vous garantit une meilleure santé et un meilleur bien-être par rapport à des populations qui ne peuvent pas le faire. C'est une arme essentielle pour combattre les infections. On a aujourd'hui de plus en plus d'illustrations scientifiques qui le démontrent."

Sociétés face à la crise

Comment rendre nos sociétés plus résilientes face aux épidémies, face aux crises ? Changer de modèle ?

RESULTATS

COVID-19 : les circuits courts alimentaires sont-ils plus résilients en temps de crise ?
Article, 10 avril. La crise sanitaire liée au COVID-19 a mis à l’épreuve nos systèmes alimentaires. Le début du confinement a été marqué par une crainte de la population quant à la disponibilité des stocks alimentaires. Que nous apprend cette crise sanitaire de grande ampleur sur la résilience de nos systèmes alimentaires ?

L’urgence de systèmes alimentaires territorialisés
Article rédigé avec The Conversation, 21 avril. Face aux limites des chaînes de valeur mondialisées dans le domaine de l'alimentation, les "systèmes alimentaires territorialisés » représentent un modèle de production alternatif : diversification, réduction des intrants de synthèse par l’agroécologie et la bioéconomie circulaire, éco-conception aux niveaux industriel et logistique et consommation orientée vers une alimentation variée, réduisant les aliments ultra-transformés et l’apport des protéines animales au profit des protéines végétales. Ils favorisent un développement local durable.

Alimentation et agriculture : mieux préparer l’Europe aux risques de chocs sanitaires
Article rédigé avec The Conversation, 28 mai. En cohérence avec le Pacte vert, l’environnement et la santé doivent être au cœur de la réforme de la PAC afin de réduire le risque de chocs sanitaires et en atténuer les effets.

 

Fake news

 

Le plastique est incontournable dans la lutte contre la COVID-19 ? Réponse avec Nathalie Gontard dans The Conversation : article, 17 juin

  

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

Le 8e numéro de la revue Sésame, automne 2020, produit par la Mission Agrobiosciences INRAE, propose un dossier pour nous aider à réfléchir sur la manière dont la pandémie vient nous percuter et éclairer les enjeux et les tensions éthiques de cette période mouvementée.
Le 7e numéro de la revue Sésame, printemps 2020,  aborde de nombreux sujets parmi lesquels des regards extérieurs sur la crise liée à la pandémie COVID-19 : santé humaine et animale : destins liés, 30 ans de dysfonctionnement vorace, collapsologie...

 


Covid-19 : une crise organisationnelle
Parution, 12 novembre. De mars à mai 2020, les Français ont dû rester confinés chez eux. Comment cette mesure aux effets considérables a-t-elle pu être présentée comme la seule solution face à la pandémie de Covid-19 ? Dans cet ouvrage, les auteurs, qui ont mené l'enquête « à chaud » auprès d’acteurs de la crise, formulent quelques hypothèses originales. Plutôt que des défaillances individuelles ou des dysfonctionnements techniques, ils mettent en avant des facteurs organisationnels : mauvaises leçons tirées du passé, faux sentiment de sécurité, confiance aveugle dans les outils de planification.

 
Podcast Les Echos : Coronavirus : de l'insécurité à l'autosuffisance alimentaire - Episode 2 : Pierrick Fay et Vincent Chatellier, INRAE, reviennent sur la complexité géopolitique de l'autonomie alimentaire dans le monde. La crise rappelle à la France et à l'Europe les tensions sur la sécurité alimentaire dans le monde. Pour Le chercheur, la FAO, l'OMS et l'OMC doivent plus collaborer et à long terme.

 

Covid-19 : appel pour une coordination immédiate entre sciences et société.
Tribune publiée dans Le Monde, 9 mai 2020, signée par un collectif, dont Philippe Mauguin PDG INRAE : affronter les suites de la pandémie implique de mobiliser et de faire dialoguer toutes les expertises de la société française, souligne un collectif de quarantequatre médecins, chercheurs, philosophes, militants associatifs, entrepreneurs et syndicalistes

Plusieurs chercheurs INRAE partagent avec les médias ou les politiques leur expertise et leur vision pour aider à penser le monde après la crise liée à l'épidémie COVID-19. Nous en citons quelques exemples ci-après :

  • La période post-Covid va nous confronter à la notion de performance. Mais la biologie nous apprend que les êtres vivants se construisent avant tout sur beaucoup d’inefficacités locales. Nous montrent-ils une autre voie ? Tribune d'Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE dans Libération Idées, 06/05. " L’agroécologie permet d’ailleurs de l’illustrer à une échelle mieux appréhendable. L’ultra-performante monoculture, si décriée aujourd’hui en raison de ces externalités négatives, est progressivement remplacée par des mélanges variétaux. Il s’agit d’une version sous-optimale des grandes cultures. En effet, en semant des variétés de blé différentes, le rendement n’est pas maximal. Mais la diversité génétique du champ permet aux plantes de faire mieux face aux aléas environnementaux : les interactions entre espèces permettent des synergies pour lutter contre des pathogènes ou contre la sécheresse. Le rendement n’est pas maximal, mais il est plus stable".
  • Atelier du "Jour d'après", initiative parlementaire pour penser le monde d'après la crise. Le 20e atelier animé par Cédric Villani traite des épidémies "Perturbations environnementales et maladies émergentes : que dit la science ?" avec Gwenaël Vourc'h et Jean-François Guégan, chercheurs INRAE.
 

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