COVID-19 : la santé globale en jeu

Alors que tous les continents sont désormais touchés par l’épidémie de Covid-19, la recherche est mobilisée à l’appui des sociétés. Cette rubrique fait le point depuis mi-mars 2020 sur les recherches et l’organisation d’INRAE face à la crise.

Dès l’apparition de l’épidémie en Chine, la recherche s’est mobilisée dans le monde. Cette maladie, dénommée COVID-19 par l’OMS et qui affecte l’appareil respiratoire, est d’origine virale. Des chercheurs chinois ont rapidement séquencé le virus en cause. Désigné par SARS-CoV-2, il appartient à la famille des coronavirus, dont l’un d’eux avait causé une épidémie apparue en Chine en 2002-2003. Il a été établi que le SARS-CoV-2 est très proche de virus infectant des chauves-souris et qu’il pourrait avoir franchi la barrière d’espèce pour atteindre l’homme en affectant un hôte animal intermédiaire.  Face à SARS-CoV-2, il n’y a aujourd’hui aucun médicament, vaccin ou anticorps  disponible, toutes les mesures pour endiguer l’épidémie passent donc par la prévention pour éviter que le virus ne se transmette au sein des populations humaines. La communauté de recherche internationale est mobilisée et INRAE participe à plusieurs projets qui visent à :

SARS-CoV-2, quel est ce virus émergent ? Cliquez pour en savoir plus Comprendre une épidémie : cliquez pour en savoir plus

Lutter contre le virus, soigner

« Mettre en place une recherche de qualité afin d’endiguer au plus vite l’épidémie de SARS-CoV-2 et de mieux prendre en charge les patients infectés » Alliance nationale AVIESAN

NOTRE ACTU

?Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France : la transmission de l’homme au chat est rare mais la distanciation est recommandée
Article, 14 mai. L’unité mixte de recherche en virologie de l’École nationale vétérinaire d’Alfort, de l’Anses et d'INRAE, en lien avec l’Institut Pasteur, a détecté le premier chat porteur du SRAS-CoV-2 en France. Comme pour des cas précédemment identifiés dans le monde, le chat vivait avec une personne malade du Covid-19.

virus

Analyse de la protéine qui permet au SARS-CoV-2 d’infecter les cellules
Communiqué de presse, 28 avril. Pour infecter son hôte, le virus doit fusionner avec les cellules de celui-ci. Ce sont les protéines présentes à sa surface du virus qui assurent la fusion. Une collaboration franco-américaine entre chercheurs de Cornell University et INRAE a montré que le SARS-CoV-2, responsable du COVID-19, possède une protéine de surface présentant une différence notable par rapport à d’autres coronavirus génétiquement proches. Cette différence serait importante pour l’évolution et l’émergence du virus.

Matériel de laboratoire

SARS-CoV-2 : les laboratoires INRAE en action
Article, 15 avril. Nombre de laboratoires INRAE sont plus que jamais actifs pour trouver des solutions dans la lutte contre le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la pandémie COVID-19. Petit tour d'horizon des projets en cours.

 

Tubes eppendorf

Questions à Muriel Vayssier-Taussat, membre du CARE : penser la sortie du confinement
Article, 2 avril - Mis en place par le gouvernement le 24 mars 2020, le Comité Analyse Recherche Expertise (CARE) regroupe douze chercheurs et médecins de spécialités différentes. Il a pour mission de conseiller le gouvernement de manière réactive sur des questions opérationnelles touchant l’épidémie COVID-19. Muriel Vayssier-Taussat, chef du département Santé animale à INRAE et directrice de l’Institut Carnot France Futur Elevage, décrit sa première expérience au sein de ce comité.

20 projets de recherche sélectionnés pour lutter contre l’épidémie... COMMUNIQUE DE PRESSE - 12 mars. L’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) se mobilise via l’action du consortium REACTing, coordonné par l’Inserm. ... dont un projet conduit par INRAE  : SARS-CoV2, la recherche INRAE se mobilise en Île-de-France Article, 3 avril - Jean-François Eléouët, Bernard Delmas, et leurs équipes de l’unité Virologie et immunologie moléculaires sont au travail : accélérer les connaissances pour prévenir et guérir.

EN BREF

20 avril. Covid-19 : lancement d'une enquête internationale sur la perte de l’odorat et de goût
De nombreux patients atteints de Covid-19 éprouvent une perte du goût et/ou de l’odorat. Plus de 400 chercheurs de 52 pays ont uni leurs forces pour étudier ce phénomène au sein du Global Consortium for Chemosensory Research (GCCR). Plus de 35 chercheuses et chercheurs français, notamment dans des unités INRAE, y participent. Le consortium a lancé une grande enquête internationale sous la forme d'un court questionnaire (à ce jour disponible dans 14 langues) destiné aux patients Covid-19 actuels ou guéris. La priorité des scientifiques est d'évaluer la fréquence et la nature des cas de perte de goût ou d'odorat parmi les personnes affectées, de les comparer à d'autres pathologies (grippe saisonnière, rhumes…) et d'initier un suivi à moyen et long terme.

 

DANS LA PRESSE

? Dans "COVID-19 pourquoi perd-on l'odorat et le goût ?", explication de Loïc Briand, directeur de recherche INRAE au CSGA, Centre des sciences du goût et de l'alimentation, Dijon (Femina.fr 10/05).

? Dans Première Heure Île de France, 18/05 "le programme de recherche Mocopée, coordonné par le SIAAP, INRAE et l’UTC et impliquant une trentaine d’équipes de recherche, s’est mobilisé pour analyser le comportement du virus dans les boues urbaines. Une étude impliquant le laboratoire LABOCEA, le laboratoire ECOBIO (Equipe Dynamique environnementale et Micro-organisme, Rennes), l’Unité PROSE de l’institut de recherche INRAE, et les équipes de la Direction innovation du SIAAP a notamment été conduite afin d’analyser l’évolution du virus lors du traitement biologique des boues par méthanisation".

Les travaux de Jean Millet sur la protéine Spike cités dans : "Comment le Covid-19 infecte-t-il nos cellules ?" (CNEWS.fr 28/04).

"Coronavirus : la riposte de la recherche" (LaRecherche.fr 14/03). Vidéo du ministère Enseignement supérieur, Recherche et innovation (Dailymotion.com 14/03)

Fake news

Démenti d'une vidéo complotiste circulant sur les réseaux sociaux citant INRAE: "Coronavirus : Non, l’Institut Pasteur n’a pas créé le SARS-CoV-2 (…). (LeParisien.fr 18/03). Complément des chercheurs INRAE Jean-François Eléouët et Bernard Delmas* : « Dans l’état actuel de nos connaissances, il est impossible de créer ex nihilo un coronavirus aussi bien adapté à l’homme en termes de transmissibilité et de virulence, car personne n’en comprend les déterminants génétiques ».
"Non, le coronavirus n’a pas été créé en laboratoire" : Vincent Millet "du laboratoire virologie et immunologie moléculaires (INRAE)", évoque notamment des "différences notables" entre le SRAS et le virus du Covid-19, qui "sont vraisemblablement le fruit de leur évolution naturelle" (Science-et-Vie.com 06/04).
Voir aussi l'explication 50 de la liste de plus de 80 fake-news décryptées par l'AFP.
(*Unité de recherche Virologie et Immunologie Moléculaires, centre INRAE Ile-de-France-Jouy-en-Josas-Antony).

Bastien Castagneyrol, chercheur INRAE cité dans 20 Minutes, 24 avril au sujet d'une étude chinoise publiée en pré-print suggérant que la capacité de mutation du Covid-19 aurait pu être sous-estimée : « Ce qui se passe en ce moment, c’est que les articles sont mis en ligne avant l’étape de relecture. Les auteurs mettent à disposition du public un travail qu’ils considèrent comme abouti, mais c’est un travail qui n’a pas encore été évalué par la communauté scientifique. Ce n’est pas la version finale à laquelle l’on peut faire confiance. »

? LA SCIENCE AU COEUR DE L'ESPACE PUBLIC

Dans l'introduction au webinaire du 23 avril 2020 "Science, pouvoir et opinion en temps de pandémie", Pierre-Benoît Joly, président du Centre INRAE Occitanie-Toulouse explique : "Il est important de nous interroger sur notre responsabilité collective en tant que chercheurs. [...] La science est au coeur de l'espace public. La crise a été nourrie de différentes controverses scientifiques, à commencer par les traitements à l'hydroxychloroquine..."

?REPLAY « Science, pouvoir et opinion en temps de pandémie »
Publié le 12 mai. Le centre INRAE Occitanie-Toulouse a organisé un webinaire le 23 avril 2020 avec Bernadette Bensaude-Vincent, philosophe des sciences et des techniques et membre du comité d’éthique INRAE. Intitulé : « Science, pouvoir et opinion en temps de pandémie », ce webinaire analyse comment la pandémie actuelle redistribue les rapports entre science et pouvoir .

 

?Dans une master class du réseau CFJ Alumni, Mylène Ogliastro, virologue, INRAE et Nicolas Martin, journaliste, France Culture partagent leur expérience de la vulgarisation des connaissances dans le contexte de la crise COVID-19, où de nombreuses résultats scientifiques ne sont encore qu'au stade de pré-print, et dans un contexte d'urgence dans lequel la chasse aux informations conduit parfois à médiatiser des informations non validées. Mylène Ogliastro explique qu'il faut "donner les clés : ce qui est avéré, ce qui ne l'est pas, ce qui est faux". Ils reviennent sur la démarche scientifique et la controverse scientifique qui permet de faire avancer la science en confrontant des résultats "L'incertitude et le doute sont la base de la science".

 

Gérer le risque épidémique

« Changement climatique, mobilité animale et humaine, croissance démographique, urbanisation, etc. : il existe aujourd’hui un risque accru d'émergence de nouveaux agents pathogènes, et d’accélération de leur propagation au niveau mondial. La rapidité de détection de ces émergences et d’évaluation des risques qu’ils représentent pour la santé publique est cruciale : c’est une question de jours, parfois d’heures… Pour faire face, les agences de santé publique développent des systèmes d’intelligence épidémique » Projet MOOD

NOTRE ACTU

Développement d’un modèle mécanistico-statistique pour calculer le taux de létalité réel du COVID-19
Communiqué de presse, 12 mai. Dès fin mars, une équipe INRAE a pu calculer le taux de létalité lié au COVID-19 pour la première fois au monde dans un pays autre que la Chine. Ils ont obtenu un taux de 0,5% sur la base des données hospitalières françaises, et de 0,8% en intégrant les données issues des EHPAD.
? Un nouveau modèle a ensuite permis un suivi de l'épidémie et une évaluation de la situation en sortie de confinement, mi-mai 2020.

Comprendre une épidémie : cliquez pour en savoir plus

? 2e PODCAST disponible !
Espace pédagogique (questions/réponses, podcast, infographies) L’épidémie COVID-19 nous donne la fièvre des chiffres. Chaque jour, nous surveillons le nombre de décès, de personnes en réanimation, rétablies… L'état d'urgence sanitaire impacte chacun dans son quotidien. Mieux comprendre ce qu’est une épidémie, comment elle progresse ou s’éteint nous aide à mieux analyser la situation actuelle. Explications avec Gwenaël Vourc’h, Xavier Bailly et Karine Chalvet-Monfray, INRAE Clermont ARA

? La modélisation en pratique dans la gestion d’une épidémie
Article, 12 mai. La communication du gouvernement et de nombreux médias ont utilisé des courbes décrivant et quantifiant l’évolution du nombre de décès ou de malades hospitalisés pour expliquer la stratégie de confinement. Elles sont issues soit d’observations permettant de représenter la progression de l’épidémie, soit de simulations permettant d’anticiper l’évolution selon différentes hypothèses.

Personne avec un masque

COVID-19 : quelles stratégies de lutte contre l’épidémie ?
Article, 6 avril, Comment maîtriser le développement d’une épidémie majeure qui touche désormais tous les continents ? COVID-19 met les sociétés et les gouvernements à l’épreuve. Quelle stratégie choisir pour protéger les populations, maîtriser l’expansion du virus, s’ajuster aux capacités des systèmes de santé, et limiter les impacts sur l’activité des sociétés ? Analyse de deux stratégies : l’atténuation et la suppression.

Face aux maladies émergentes : repenser la veille sanitaire mondiale - INRAE participe au projet international MOOD coordonné par le CIRAD
COMMUNIQUE DE PRESSE - 19 mars. La maladie X est-elle déjà là ? L’arrivée du COVID-19 impose-t-elle de repenser nos systèmes de veille sanitaire ? C’est ce que font des chercheurs européens et nord-américains, dans le cadre du projet MOOD qui a débuté en janvier 2020, autour d’une question phare : comment identifier précocement les nouveaux signaux épidémiques ?

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

Les maladies émergentes. Les maladies émergentes, causes de crises sanitaires potentiellement dévastatrices, représentent un enjeu majeur pour la santé végétale, animale et humaine. Ouvrage proposé gratuitement en e-pub par les Editions Quae.

 

? Sur le virus et l’épidémie : "Covid-19 : "Il suffit d'un très léger relâchement" pour lancer une seconde vague... "Toutes les conditions sont réunies pour une deuxième vague épidémique de Covid-19", prédit le biomathématicien Lionel Roques, interrogé par Sciences et Avenir, à la suite de ses travaux publiés dans Frontiers in Medicine" (20 mai). Conclusion : "une seconde vague est très probable", estime le biomathématicien. Son ampleur reste cependant à voir. "Dans le pire des cas", cette reprise de l'épidémie avec un R revenu à 3 (...) conduirait à une seconde vague de bien plus grande ampleur que la première." (Sciencesetavenir.fr –  05/06)

Parmi les retombées dans les médias : Biotechinfo.fr 19/03, Gazettelabo.fr 24/03, "Coronavirus et autres maladies émergentes : il faut repenser la veille sanitaire mondiale" (Femininactu.com 20/03)

Post Ca m'intéresse Mylène Ogliastro

Mieux comprendre l'épidémie : Mylène Ogliastro répond aux questions de Ca m'intéresse, 30/03 : Virus : pourquoi on peut être asymptomatique et contagieux. Qu’est-ce qu’un virus ? De quel type est le coronavirus, qui touche au bas mot 720 000 personnes dans le monde ? Comment s’est-il transmis de l’animal à l’homme ? Qu’est-ce que la charge virale ? Pourquoi le COVID -19 est-il si contagieux ?

Dans une approche de santé globale

« Il faut prendre conscience que la santé de l’Homme dépend intégralement de celle de son environnement » Mylène Ogliastro, virologue INRAE sur France3

NOTRE ACTU

SARS-CoV-2, quel est ce virus émergent ? Cliquez pour en savoir plus

? 5e podcast & infographie : tests et traitements
Espace pédagogique (questions/réponses, vidéos, infographies) Il y a quelques mois encore, nous ne soupçonnions pas son existence et aurions, pour la plupart, pensé que confiner la moitié de la planète à cause d’une maladie X relevait encore d’un scénario de science-fiction… Que savons-nous de ce nouveau virus à l’origine de l’épidémie COVID-19 en présence duquel nous avons , très rapidement, apprendre à vivre ? Explications avec Mylène Ogliastro, directrice de recherche INRAE.

Analyse de 65 ans de travaux sur le lien entre forêt, déforestation et émergence de maladies infectieuses. Communiqué de presse, 7 mai. Des chercheurs d’INRAE, du Cirad, de l’IRD et de l’Institut Pasteur de la Guyane viennent d’effectuer une analyse de synthèse bibliométrique sur un corpus de 565 publications, publiées entre 1953 et 2018, sur les liens entre forêts, déforestation et maladies infectieuses émergentes. Ils pointent une fragilité des connaissances sur cet enjeu majeur.

Protéger la biodiversité pour prévenir de nouvelles maladies infectieuses émergentes
Article 20 avril. Les activités humaines comme la déforestation ou le commerce d’animaux sauvages exposent l’Homme au contact de microbes auxquels nous n’avons jamais été confrontés, certains se révélant pathogènes pour nous. Avec la progression des atteintes à la biodiversité, ce processus serait en train de s’accélérer... Décryptage avec Jean-François Guégan, directeur de recherche,  chargé de mission à INRAE pour élaborer un grand programme de partenariat international, sur les maladies émergentes d’origine animale ou environnementale, en lien avec l’agriculture.

Comprendre et gérer les épidémies dans les élevages
Article, 30 avril. Le virus du Covid 19 semble s’être transmis directement de la faune sauvage vers l’Homme. Dans d’autres cas, comme la grippe aviaire, les animaux d’élevage peuvent être un relai entre cette faune sauvage et l’Homme. En outre, même quand il ne s’agit pas de maladies dangereuses pour l’homme, de nombreuses maladies peuvent affecter la santé des animaux d’élevage et compromettre la production alimentaire. Comment mieux comprendre et gérer les épidémies dans les élevages ? Questions à Christian Ducrot, spécialiste en épidémiologie à INRAE.

Influenza, coronavirus et autres : quand les virus d’origine animale contaminent l’homme
Depuis des siècles les maladies virales affectent le genre humain. Qu’ils infectent l’homme directement ou après avoir transité par des animaux en contact avec les humains, les virus sont au cœur des recherches d’INRAE. Grippe aviaire, fièvre du Nil occidental ou encore hépatite E sont quelques-unes des maladies auxquelles se consacrent les scientifiques de l’Institut dans une approche intégrée où santé de l’Homme, de l’animal et de l’environnement ne font plus qu’un.
Article Publié le 26 février 2020 avec vidéo ? de la conférence donnée lors du Salon de l'Agriculture.

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

Les virus. Grippe, rougeole, gastro-entérite, COVID-19… Tout au long de notre vie, des virus croisent régulièrement notre route. Dans cet ouvrage, nous comprendrons pourquoi ils rendent malades et parfois tuent, mais aussi comment nous pouvons les combattre et même nous en servir pour lutter contre d’autres maladies. Il vous permettra également de connaître le fonctionnement de ces ennemis qui s’avèrent parfois de précieux alliés. Proposé gratuitement en e-pub par les Editions Quae.

L’article "Le coronavirus peut-il devenir saisonnier ?", cite Mylène Ogliastro, INRAE & Société française de virologie  ( Aujourd’hui en France, LeParisien.fr 07/04). Trois scénarios d'évolution du virus sont envisagés par la chercheuse dans  le dossier La Croix du 09/04 Ce que l’on sait (ou pas) du coronavirus en 15 questions-réponses : "Soit il disparaît [...], soit il trouve refuge dans un animal réservoir et réemerge de façon locale et sporadique [...]. Soit, enfin, il devient saisonnier, comme la grippe".

Sur France 3 Occitanie : "Coronavirus : une chercheuse [d'INRAE] décrypte l'épidémie de COVID-19" (Francetvinfo.fr 15/03). 

Dans "Les dossiers du fil vert", quatre articles citent des chercheurs INRAE, dont :
- "L'élevage intensif, accélérateur de zoonoses", avec des explications de Thierry Caquet, directeur scientifique Environnement, et de Christine Fourichon, chercheuse en santé animale (Liberation.fr 30/04). "
Extensification, transport, homogénéisation génétique, mauvais usage des antibiotiques… Certaines pratiques peuvent entraîner des effets en cascade néfastes pour la biodiversité, la santé animale et humaine".
- "Biodiversité et Santé", avec Jean-François Guegan, chercheur INRAE : extrait sur MSN

François Meurens, vétérinaire et virologiste à INRAE, signe un article dans The Conversation, 6 mai Lutte contre le coronavirus : mais où sont passés les vétérinaires ? "Face à la multiplication des émergences virales, on le comprend, il y a urgence à revaloriser et décloisonner en France tous les secteurs de la santé, en adoptant une approche One Health. Vétérinaires, agronomes, écologues, biologistes de la faune sauvage : ces professions sont en première ligne lors d’émergence virale où il est essentiel d’agir vite pour éviter les catastrophes."

"Repenser notre relation avec les écosystèmes naturels" Gwenaël Vourc’h

Dans une dépêche AFP du 11 avril "Pandémie(s): l'interférence de l'Homme sur la biodiversité en cause" interview de Gwenaël Vourc’h , épidémiologiste à INRAE. Elle souligne : "Au delà de la seule réponse indispensable à chaque épidémie, il faut réfléchir à notre modèle" et notamment "repenser notre relation avec les écosystèmes naturels et les services qu'ils rendent."

« OneHealth doit devenir une priorité pour une recherche interdisciplinaire, entre monde biomédical et sciences de l’environnement » Tribune de 14 dirigeants d’organismes, membres d’Allenvi (Alliance nationale de recherche pour l’environnement) dont Philippe Mauguin, PDG INRAE. Le Monde Sciences, 17 avril.

 

Interventions de Jean-François Guéganécologue et parasitologue INRAE et IRD, également conseiller scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, parmi de nombreuses interviews :

"L'approche One Health naît du constat que 62 à 65 % des agents infectieux et parasitaires humains ont une origine animale" Jean-François Guegan sur RFI

  • Invité sur RFI "C'est pas du vent" le 09/04 "Coronavirus : l'effet boomerang de la dégradation de la biodiversité" A ré-écouter ici.
  • Citation dans "Les maladies émergentes favorisées par la dégradation de la biodiversité" (Le Monde 08/04) ; dans "Coronavirus : la dégradation de la biodiversité en question" (LeMonde.fr  04/04) ; dans l'article Covid-19 : les atteintes à la biodiversité ont accéléré l'épidémie (La Tribune, 27 mars)  et l’"L’émergence du coronavirus est-elle liée à la déforestation?" ( LeFigaro.fr 17/03).
  • A l’occasion de la chronique de Mathieu Vidard : "Le virus au carré – En quoi la pandémie actuelle est-elle liée à l'environnement ?" France Inter 18/03 à 13 h 30 - réécouter sur FranceInter.fr ou directement ci-dessous).

  • Tribune cosignée par un collectif d'écologues, dont Jean-François Guégan "La prochaine pandémie est prévisible, rompons avec le déni de la crise écologique" (Liberation.fr 08/04).

Organiser nos activités face à la crise et au confinement

« Nous préserverons le patrimoine vivant et scientifique de l’institut » Ph Mauguin dans AgraPresse

NOTRE ACTU

Préparation de la reprise d'activité
Article, 24 avril. A la suite à l’annonce du Président de la République, INRAE entre dans une phase de préparation de la sortie progressive du confinement prévue le 11 mai. L’institut est mobilisé pour préparer la reprise du travail dans les meilleures conditions de sécurité pour chacune et chacun tout en s’ajustant en temps réel aux informations communiquées par le gouvernement et les autorités sanitaires. La reprise se fera en deux étapes.

Hall INRAE

COVID-19 : premier bilan de la mise en œuvre du dispositif de crise à INRAE
Dressé par le PDG d'INRAE dans un article du 19 mars

Le dispositif de crise INRAE face à l'épidémie COVID-19 en application
Article du 12 mars régulièrement à jour

DANS LA PRESSE

Mieux vivre le confinement

NOTRE ACTU

? Mieux s’alimenter pour prévenir les maladies chroniques et infectieuses
Article rédigé avec The Conversation, 25 mai - Les maladies chroniques non transmissibles ont vu leur incidence augmenter ces dernières années. Parmi les principaux accusés, la « malbouffe » qui génère surpoids, obésité et pathologies associées est pointée du doigt. Or, mieux s’alimenter constitue un moyen de prévention des maladies chroniques non transmissibles, mais aussi des pathologies infectieuses telles que COVID-19. Le point avec trois chercheurs INRAE.

COVID-19 Rester en forme à la maison The Conversation

Alimentation, activité physique : les bons réflexes en période de confinement
Article rédigé avec The Conversation 24 mars - Pour lutter contre la propagation du coronavirus SARS-CoV-2, les autorités ont mis en place sur l’ensemble du territoire des mesures collectives de distanciation sociale et de confinement. Pour rester en bonne santé sur le long terme, en plus de ce que nous pouvons faire pour notre santé mentale et celle des autres, il faut adapter nos comportements alimentaires et notre activité physique à ce nouveau mode de vie.

? L'espace évasion
Salle de jeux, salle de cours, ciné, galerie, bibliothèque, cuisine... On vous fait visiter ? C'est ici !
 

Agents INRAE : ne loupez pas notre lien hebdomadaire :  Le journal INRAE du confiné

Comment la crise vous affecte : participez à une enquête !

  • La cohorte Nutrinet–Santé a lancé de nouveaux questionnaires en lien avec le Covid-19.  Les sujets concernent : votre alimentation, votre activité physique, votre état de santé et la manière dont ceux-ci sont impactés par la situation actuelle ; et aussi plus généralement la propagation du virus, les difficultés d’accès aux soins, les impacts psychologiques du confinement, les impacts matériels* sur le quotidien des foyers, etc.
    * questionnaire « SAPRIS » développé dans le cadre d’un protocole national pour tous les participants des grandes études de recherche publique française

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

  • Repenser nos usages du numérique, agir pour plus de sobriété

Durant le confinement, le numérique facilite enseignement, télétravail et vie quotidienne... Dans cet ouvrage publié le 27 février aux Editions Quae à la suite d'une prospective INRAE-Agreenium, les auteurs étudient 4 scénarii de transition numérique pour l'enseignement supérieur et la recherche à l'horizon 2040. Dans l'un d'entre eux, préoccupations pour la santé et pour les ressources de la planète mobilisent société et pouvoirs publics pour prioriser les enjeux environnementaux, ce qui renforce une gouvernance européenne du numérique attentive aux dimensions sociales et aux biens communs. Dans un autre la tension sur les ressources mobilise la société pour un usage frugal du numérique...

Dans une tribune publiée dans Libération le 27 mars, Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE invite à éliminer nos déchets numériques : "Parce que les «data centers» consomment énormément d’énergie, il est urgent de vider sa poubelle numérique et de s’engager dans ce tournant écologiquement responsable chez soi dès maintenant". Purgez vos mails, dégonflez vos clouds, conservez les restes au froid conseille-t-il...

Dans "Le téléphone sonne" de France Inter samedi 23/04, Jean-Francois Guégan aux côtés de Jean-Louis Etienne médecin et explorateur évoquent « quelles leçons tirer de l’épidémie ? ». Interrogé, à l'approche du déconfinement, sur la mobilisation de personnalités pour pouvoir profiter des espaces naturels, Jean-François Guégan : "On sait aujourd'hui que l'observation du vivant, même en ville, vous garantit une meilleure santé et un meilleur bien-être par rapport à des populations qui ne peuvent pas le faire. C'est une arme essentielle pour combattre les infections. On a aujourd'hui de plus en plus d'illustrations scientifiques qui le démontrent."

Il poursuit : "En tant que parasitologue, j'appelle à la vigilance en forêt aux morsures de tiques qui peuvent transmettre la maladie de Lyme". Pour profiter des promenades en forêt, il rappelle la nécessité de porter des vêtements couvrants pour se protéger des tiques.

Sociétés face à la crise

"C'est quand même la première fois qu'on se pose la question d'une pénurie alimentaire en France depuis la Seconde Guerre mondiale ! Mais il ne faut pas confondre pénurie et rupture de stock due à une surconsommation momentanée." Vincent Chatellier, INRAE, cité dans Libération

NOTRE ACTU

L’urgence de systèmes alimentaires territorialisés
Article rédigé avec The Conversation, 21 avril. Face aux limites des chaînes de valeur mondialisées dans le domaine de l'alimentation, les "systèmes alimentaires territorialisés » représentent un modèle de production alternatif : diversification, réduction des intrants de synthèse par l’agroécologie et la bioéconomie circulaire, éco-conception aux niveaux industriel et logistique et consommation orientée vers une alimentation variée, réduisant les aliments ultra-transformés et l’apport des protéines animales au profit des protéines végétales. Ils favorisent un développement local durable.

COVID-19 : les circuits courts alimentaires sont-ils plus résilients en temps de crise ?
Article, 10 avril. La crise sanitaire liée au COVID-19 met à l’épreuve nos systèmes alimentaires. Le début du confinement a été marqué par une crainte de la population quant à la disponibilité des stocks alimentaires. Si les circuits longs tirent leur épingle du jeu, sont apparues ensuite de multiples initiatives pour maintenir un approvisionnement local et en circuit court. Que nous apprend cette crise sanitaire de grande ampleur sur la résilience de nos systèmes alimentaires ?

DANS LA PRESSE

?Podcast Les Echos : Coronavirus : de l'insécurité à l'autosuffisance alimentaire - Episode 2 : Pierrick Fay et Vincent Chatellier, INRAE, reviennent sur la complexité géopolitique de l'autonomie alimentaire dans le monde. La crise rappelle à la France et à l'Europe les tensions sur la sécurité alimentaire dans le monde. Pour Le chercheur, la FAO, l'OMS et l'OMC doivent plus collaborer et à long terme.
 

Sur Arte 30/04, sujet n°7 de « La Science déconfinée » avec Yuna Chiffoleau sur effets de la pandémie sur l’agriculture, avec un focus circuits courts : "Chaque crise rend les circuits courts plus visibles". "Notre résilience vient de la complémentarité des modèles".

Dépêche AFP "Acheter ses légumes chez son coiffeur: le coronavirus bouleverse la consommation alimentaire" signale les premiers résultats des travaux du RMT Alimentation Locale co-pilotés par INRAE.  Reprise dans de nombreux médias, par exemple La Dépêche du Midi 15/04

"Alimentation : changement de régime", citant Vincent Chatellier, INRAE, pour qui la France a de quoi tenir, sauf si le transport, "le maillon faible de la chaîne", commence à rompre... Sur un éventuel blocage des prix par le gouvernement, explications de Fabrice Etilé, INRAE et Ecole économique de Paris. (Libération, 01/04) Y-a-t-il risque de pénurie ? Peut-on craindre du gâchis ? Les prix ont-ils augmenté ? L'agriculture peut-elle encore fonctionner ?

Penser le monde après la crise

Comment rendre nos sociétés plus résilientes face aux épidémies, face aux crises ? Changer de modèle ?

? Alimentation et agriculture : mieux préparer l’Europe aux risques de chocs sanitaires
Article rédigé avec The Conversation, 28 mai. En cohérence avec le Pacte vert, l’environnement et la santé doivent être au cœur de la réforme de la PAC afin de réduire le risque de chocs sanitaires et en atténuer les effets.

 

 

DANS LA PRESSE ET EN LIBRAIRIE

Covid-19 : appel pour une coordination immédiate entre sciences et société.
Tribune publiée dans Le Monde, 9 mai 2020, signée par un collectif, dont Philippe Mauguin PDG INRAE : affronter les suites de la pandémie implique de mobiliser et de faire dialoguer toutes les expertises de la société française, souligne un collectif de quarantequatre médecins, chercheurs, philosophes, militants associatifs, entrepreneurs et syndicalistes

 

Le 7e numéro de la revue Sésame, printemps 2020, produit par la Mission Agrobiosciences INRAE, aborde de nombreux sujets parmi lesquels des regards extérieurs sur la crise liée à la pandémie COVID-19 : santé humaine et animale : destins liés, 30 ans de dysfonctionnement vorace, collapsologie...

 

 

Plusieurs chercheurs INRAE partagent avec les médias ou les politiques leur expertise et leur vision pour aider à penser le monde après la crise liée à l'épidémie COVID-19. Nous en citons quelques exemples ci-après :

  • La période post-Covid va nous confronter à la notion de performance. Mais la biologie nous apprend que les êtres vivants se construisent avant tout sur beaucoup d’inefficacités locales. Nous montrent-ils une autre voie ? Tribune d'Olivier Hamant, directeur de recherche INRAE dans Libération Idées, 06/05. " L’agroécologie permet d’ailleurs de l’illustrer à une échelle mieux appréhendable. L’ultra-performante monoculture, si décriée aujourd’hui en raison de ces externalités négatives, est progressivement remplacée par des mélanges variétaux. Il s’agit d’une version sous-optimale des grandes cultures. En effet, en semant des variétés de blé différentes, le rendement n’est pas maximal. Mais la diversité génétique du champ permet aux plantes de faire mieux face aux aléas environnementaux : les interactions entre espèces permettent des synergies pour lutter contre des pathogènes ou contre la sécheresse. Le rendement n’est pas maximal, mais il est plus stable".
  • Atelier du "Jour d'après", initiative parlementaire pour penser le monde d'après la crise. Le 20e atelier animé par Cédric Villani traite des épidémies "Perturbations environnementales et maladies émergentes : que dit la science ?" avec Gwenaël Vourc'h et Jean-François Guégan, chercheurs INRAE.