Une doctorante d’INRAE finaliste de « Ma thèse en 180 secondes » étudie notre rapport au risque d’inondation
Comment les habitants perçoivent-ils réellement le risque d’inondation ? Pourquoi certaines recommandations institutionnelles sont-elles suivies… et d’autres non ? Ces questions sont au cœur des travaux de Marie Arragon, doctorante en psychologie sociale et environnementale, sélectionnée parmi les finalistes du concours « Ma thèse en 180 secondes » (MT180) 2026.
Publié le 28 mai 2026
Doctorante au sein des laboratoires Apsy-V (Nîmes Université) et G-EAU d’INRAE (Montpellier), Marie Arragon mène une thèse consacrée aux relations entre habitants, institutions et adaptation au risque inondation dans un contexte de changement climatique.
Son travail s’intéresse plus particulièrement aux écarts qui peuvent exister entre les recommandations des institutions et les réalités vécues par les populations exposées aux inondations. La recherche porte, notamment, sur le territoire du Système d’observation des impacts des inondations (so-ii), centré autour de Montpellier et des bassins versants du Lez et de l’Or.
Dans cette région régulièrement marquée par des épisodes méditerranéens intenses, les travaux de thèse de Marie explorent plusieurs dimensions psychologiques : la perception du risque, le sentiment de pouvoir agir face aux inondations, ainsi que la confiance envers les institutions. L’objectif : mieux comprendre les comportements et les stratégies d’adaptation développées par les habitants, afin d’aider les acteurs publics à construire des politiques de prévention plus adaptées aux réalités sociales, territoriales et humaines.
Sélectionnée pour la finale régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes », qui se tiendra le 28 mai 2026, Marie Arragon relève le défi de présenter en trois minutes un sujet scientifique complexe qui concerne directement des millions de personnes confrontées au risque inondation. Dans le cadre de ses travaux de recherche, Marie Arragon lance donc une enquête ouverte à l’ensemble des habitants exposés au risque inondation en Occitanie. Cette enquête vise à mieux comprendre les expériences vécues, les perceptions du risque et les capacités d’adaptation des populations concernées. Participer à cette enquête, c’est contribuer directement à la recherche publique sur l’adaptation aux risques climatiques.