Temps de lecture 2 min
Des plantes pour survivre sur la Lune et sur Mars : deux laboratoires clermontois au coeur d’une feuille de route internationale dédiée
COMMUNIQUÉ DE PRESSE RÉGIONAL - Des scientifiques du monde entier ont dévoilé mercredi 26 novembre 2025 une feuille de route commune sur l'utilisation des plantes comme systèmes de survie lors des missions lunaires et martiennes. Ils développent des fermes spatiales et des technologies pionnières qui pourraient aussi révolutionner la production alimentaire durable sur Terre. A Clermont-Ferrand, trois chercheuses de l’Université Clermont Auvergne (laboratoires PIAF, UCA/INRAE et Institut Pascal, UCA/CNRS/INP Clermont Auvergne), contribuent à ce projet international à travers leurs travaux respectifs sur la détection de la gravité chez les plantes, la proprioception végétale et l’optimisation des systèmes de culture dans l’espace.
Publié le 17 décembre 2025
En 2027, l'humanité retournera sur la Lune pour la première fois depuis 55 ans. Les astronautes de la mission Artemis III de la NASA passeront probablement moins de 10 jours sur la surface lunaire, mais des scientifiques du monde entier préparent déjà les prochaines étapes : comment vivre, cultiver et prospérer ailleurs que sur Terre.
Un consortium international regroupant plus de 40 chercheurs issus de 11 pays et de sept agences spatiales a élaboré une nouvelle feuille de route sur les avancées en sciences et technologies végétales nécessaires à l'établissement d'une vie humaine durable sur la Lune, puis sur Mars. Valérie Legué, Mélanie Decourteix-Volle et Lucie Poulet, trois chercheuses de l’Université Clermont Auvergne, seule université française impliquée dans le projet, ont contribué à l’élaboration de cette feuille de route commune en présentant l’avancement de leurs travaux respectifs.
Valérie Legué a exposé ses recherches portant sur les mécanismes cellulaires et physiques impliqués dans la détection de la gravité chez les plantes, tandis que Mélanie Decourteix-Volle a présenté ses travaux sur la proprioception végétale et la manière dont les plantes intègrent les contraintes mécaniques pour ajuster leur architecture. Ces contributions s’inscrivent dans les activités de recherche de l’UMR PIAF (UCA/INRAE) consacrées à la compréhension des mécanismes de la réponse des plantes à la gravité.
Lucie Poulet a présenté ses travaux appliqués sur l’optimisation des systèmes de culture dans l’espace, en cohérence avec les activités menées au sein de l’Institut Pascal (UCA/CNRS/Clermont Auvergne INP) dans le cadre du programme européen MELiSSA, dédié au développement de systèmes de support de vie régénératifs pour les vols habités.
Ces recherches sont conduites avec le soutien du CNES, qui accompagne leur développement et leurs perspectives d’application dans le domaine des sciences et technologies spatiales, le soutien de l'ESA, qui a financé de nombreuses études via le programme MELiSSA, et le soutien de la Commission Européenne.