Alimentation, santé globale Temps de lecture 2 min
Identifier les effets néfastes des pesticides liés au stress oxydatif
Le stress oxydatif joue un rôle central dans la perturbation des organismes vivants, et peut être induit par l’exposition à des pesticides. Le réseau européen et interdisciplinaire CAPSTONE, porté le laboratoire de Toxicologie alimentaire (Toxalim – Université de Toulouse / EI Purpan / ENVT / INRAE) du centre Occitanie-Toulouse, en étudie les effets néfastes sur la santé humaine et les écosystèmes dans une approche une seule santé (« One Health »).
Publié le 16 septembre 2026
Certains pesticides ont déjà été interdits, notamment au niveau Européen, en raison de leurs propriétés pro-oxydatives, liées à leurs effets néfastes tant sur les humains que sur d’autres organismes vivants au sein des écosystèmes. Cependant, plusieurs classes de pesticides sont encore autorisées et pourraient entraîner un stress oxydatif, en particulier celles qui ciblent les mitochondries, principal site de production d’espèces réactives de l’oxygène chez tous les organismes vivants.
Le réseau européen CAPSTONE, financé par le programme de coopération européenne en science et technologie (COST), vise à approfondir la compréhension du stress oxydatif en tant que mécanisme clé reliant l'exposition aux pesticides aux effets néfastes sur la santé humaine et les écosystèmes. Il développe une nouvelle stratégie de recherche basée sur le concept de « chemins menant à des effets néfastes » (ou « Adverse Outcome Pathways ») qui permet d’assembler des connaissances sur le lien entre un évènement moléculaire initiateur, tel qu’une interaction entre une substance chimique et une cible moléculaire, et un effet néfaste à l’échelle d’un organisme ou une population pour contribuer à l’évaluation des risques. De plus, ce cadre de recherche innovant favorise l’approche une seule santé (« One Health ») à travers des avancées interdisciplinaires associant écotoxicologie, toxicologie, bio-informatique, épidémiologie et évaluation des risques.
Pour relever ce défi, 6 groupes de travail spécialisés ont été constitués, allant de l’analyse de la littérature sur les pesticides, à l’étude et la comparaison de méthodes jusqu’à la diffusion des connaissances, pour faire progresser la compréhension des impacts des pesticides. Pour cela, CAPSTONE rassemble un large éventail de parties prenantes, notamment des scientifiques issus du monde académique, des agences réglementaires, des institutions de santé publique et d’autres secteurs concernés aussi bien à travers l’Europe qu’auprès de partenaires extra-européens.
« À travers ses travaux, le réseau CAPSTONE souhaite fédérer une communauté interdisciplinaire autour des enjeux du stress oxydant, des pesticides et du concept « One Health ». Ce réseau cherche à structurer les données scientifiques pour en faciliter la diffusion auprès d’un large public et renforcer l’impact de ses recherches au service des politiques publiques. » Elisa Boutet-Robinet, coordinatrice (Action Chair) de l'action européenne COST CAPSTONE.
Le projet en quelques chiffres :
- Financement : 600 k €
- Durée : 4 ans
- Membres : 166
- Partenaires : 98 dont les laboratoires INRAE DECOD à Rennes (Marie-Agnès Coutellec) et RiverLy à Villeurbanne (Davide Degli Esposti)
- Pays : 33
Oxidative stress at the CrossroAds of adverse outcome Pathways -peSTicides - ONe hEalth (CAPSTONE) is a project funded by the European Union (CA24108).