4 docteurs INRAE récompensés par les prix de thèse du ministère de l’Agriculture

À l’occasion de la première édition des prix de thèse du ministère en charge de l’Agriculture, 7 jeunes docteurs, dont 4 docteurs INRAE, ont été distingués pour la qualité de leurs travaux de recherche à l’appui des transformations des secteurs de l’agriculture et de l’alimentation.

Publié le 28 septembre 2026

© INRAE, Isabelle Caillard

L’essentiel à retenir :

  • Lors de l’édition 2026 des prix de thèse du ministère en charge de l’agriculture, 4 docteurs INRAE ont été récompensés pour leurs travaux au service des transitions agroécologique et alimentaire.
  • Les lauréats INRAE sont Emma Le Merlus, Marie Marteau-Bazouni, Rebecca Hibbard et Thomas Gestellu.
  • La politique INRAE est menée avec les écoles doctorales et les unités de recherche au service de la réussite des doctorants. 

Réduire nos consommations de pesticides et d’antibiotiques, mieux connaître nos expositions aux contaminants chimiques, mieux accompagner le développement des légumineuses…, les recherches des 4 docteurs INRAE récompensés sont au cœur des transformations de notre agriculture et de notre alimentation.

Nos lauréats :

Emma Le Merlus qui a enquêté auprès des agriculteurs et conseillers du dispositif Dephy-Ferme, engagés dans la réduction de leurs usages de pesticides de synthèse pour analyser les facteurs qui influencent l’évolution de leurs pratiques. Elle met au jour la place des contraintes de travail, des choix économiques, des réseaux sociaux et des dynamiques collectives dans ces évolutions, intéressante à prendre en compte pour l’accompagnement sur le terrain.

Elle a reçu le prix « Enseignement supérieur agricole » pour sa thèse de doctorat de l’Université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR Agronomie (Université Paris-Saclay, AgroParisTech, INRAE), sous la direction de Marie-Hélène Jeuffroy, UMR Agronomie, INRAE, de Jean-Marc Meynard, UMR SADAPT, INRAE et de Claude Compagnone, Institut Agro Dijon.

Marie Marteau-Bazouni dont les travaux combinent modélisation, analyse des perceptions des acteurs et réflexion sur les politiques publiques pour analyser les effets du changement climatique sur les légumineuses en Europe, en particulier le pois et la féverole. Ses résultats fournissent de précieux enseignements pour les transitions agroécologiques et alimentaires dans lesquelles les légumineuses ont une place incontournable. 
Elle a reçu le prix « Parcours doctoral au MAASA » pour sa thèse de doctorat de l’Université Paris-Saclay, réalisée dans l’UMR Agronomie (Université Paris Saclay, AgroParisTech, INRAE )sous la direction de Marie-Hélène Jeuffroy, UMR Agronomie, INRAE et de Nicolas Guilpart, UMR Agronomie, AgroParisTech. Elle est actuellement chargée de mission « attractivité de l’emploi » au bureau de l’emploi et de l’innovation de la DGPE.

Rebecca Hibbard qui a fondé ses recherches sur une comparaison entre la France et l’Indonésie pour progresser dans le « bon usage des antibiotiques » en élevage avicole. Les leviers qu’elle identifie s’inscrivent dans les objectifs des politiques publiques pour préserver l’efficacité des traitements et promouvoir un usage raisonné des antibiotiques, notamment dans le cadre des plans ÉcoAntibio.
Elle a reçu le prix « Enseignement supérieur agricole » pour thèse de doctorat de l’Université de Toulouse, réalisée dans l’UMR IHAP (INRAE-Envt), sous la direction de Mathilde Paul (ENVT).

Thomas Gastellu qui a étudié l’exposition alimentaire chronique à un mélange de contaminants chimiques, notamment le plomb, le cadmium, le mercure et l’arsenic inorganique. A l’aide de  modèles physiologiques et de données relatives à l’alimentation et à l’environnement, il a caractérisé les risques sanitaires sur l’ensemble de la vie. Cette approche a notamment contribué aux travaux d’expertise de l’Anses consacrés au cadmium, publiés en février 2026.

Il a reçu le prix « Enseignement supérieur agricole » pour sa thèse de doctorat de l’Ecole Nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique (Oniris), réalisée dans l’UMR LABERCA (Oniris, INRAE), sous la direction de Bruno Le Bizec et Gilles Rivière, ONIRIS, avec un financement INRAE/ANSES.

« Ce palmarès illustre la qualité des travaux de nos doctorants et l’engagement d’INRAE en faveur de la formation doctorale » explique Isabelle Caillard, directrice de l’Enseignement supérieur, des Sites et de l’Europe à INRAE. « Plus de 2 600 doctorants sont accueillis chaque année dans nos laboratoires. Aux côtés des écoles doctorales et des établissements partenaires, INRAE contribue à leur formation et à leur accompagnement tout au long du doctorat, notamment pour développer leurs compétences et préparer leur devenir professionnel. Quant aux encadrants, ils bénéficient également d’actions favorisant le partage d’expériences et l’analyse collective des pratiques. Cette politique est menée avec les unités de recherche au service de la réussite des doctorants ».

Lien vers l’article du MAASA 

Nicole Ladet

Rédactrice

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