illustration  Olivier Lalouette, le goût de l’appui
© INRAE, Christophe Maitre

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Olivier Lalouette, le goût de l’appui

Olivier Lalouette est depuis 2010 l’administrateur du Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, à Dijon. Aidé d’une équipe de 15 personnes, c’est lui qui coordonne avec brio les services d’appui de cette UMR (AgroSup Dijon, CNRS, Inra, université de Bourgogne) spécialisée dans l’étude du comportement alimentaire, de sa régulation et des conséquences sur le bien-être et la santé. Il reçoit le laurier 2019 d’appui à la recherche de l’Inra.

Publié le 19 novembre 2019

Olivier Lalouette n’aime pas être sur le devant de la scène. Alors quand vous demandez à cet « homme discret » ce que représentent pour lui les Lauriers de l’Inra, le « coup de plaisir » qu’il ressent, il le voit comme la reconnaissance du métier d’administrateur en général qui emporte le travail de tout un collectif d’appui. « Cette récompense signifie juste que je fais bien mon job et surtout que j’ai eu la « chance » d’être proposé par une hiérarchie bienveillante », tient à relativiser ce grand modeste mordu de moto (il chevauche une Triumph Speed Triple 1050). 

Simplifier la vie des scientifiques

Ce « Gentil Organisateur » au regard clair s’implique dans tous les aspects de l’appui à la recherche « hors labo » : RH, budget, partenariat mais aussi logistique, informatique ou documentation ! « J’aime contribuer à rendre la vie des scientifiques un peu plus simple. Quelques fois, cela veut dire débloquer des situations complexes tout en restant équitable et transparent auprès des équipes », confie ce juriste de formation. Avec la complicité d’un collègue informaticien, Olivier nourrit également une vraie passion pour le développement d’outils de gestion spécifiques, complémentaires aux progiciels des tutelles et interfacés avec eux. Pourquoi avoir choisi ce métier ? « Quand je suis arrivé à l’Inra, il existait un « fossé » entre les services généraux et les unités. Peu après, la notion d’appui a été introduite à travers la création des Services déconcentrés d’appui à la recherche », se souvient Olivier. Il est reconnaissant à son directeur des services d’appui de l’époque de l’avoir laissé s’y épanouir. Cette période a été pour lui l’occasion de développer les interactions avec les laboratoires. 

Disponible et réactif, il se démène pour trouver des solutions

Après 8-9 ans, il saisit l’occasion de « vivre l’appui » au sein d’une unité qu’il contribue à organiser. « Au sein de l’UMR CSGA1 , j’ai eu l’opportunité de mieux comprendre les problématiques des chercheurs et de mieux connaître les tutelles en m’immergeant dans leur culture. En un mot, de me sentir encore plus utile », raconte Olivier Lalouette. « Il est toujours disponible et réactif. Il se démène pour trouver une solution au problème que nous rencontrons », confirme une chercheuse qui le connaît depuis un peu moins de 10 ans. Pour Olivier, l’Inra et ses travaux sur l’agriculture, l’environnement, l’évolution de nos modes de consommation sont porteurs d’espérance car ils nous concernent tous. « Quel que soit notre métier, quel que soit notre niveau, nous participons à cela. Je crois que les efforts que nous déployons à l’appui aident véritablement nos chercheurs », résume l’administrateur. Élevé par des parents sportifs très portés sur la diététique, il se sent particulièrement concerné par les thématiques de recherche de son UMR, centrées sur le goût, la sensorialité et l’alimentation.

Endurant et déterminé

Au rayon « meilleur souvenir », Olivier se remémore une myriade de petits bonheurs associant ses collaborateurs qui donnent du sens à ce qu’il fait et qui le font se sentir utile à la communauté scientifique. « Cela prend la forme d’une acquisition d’équipement en urgence, d’un arrangement budgétaire, d’un recrutement facilité ou de la justification d’un contrat « compliqué », raconte Olivier, qui se reconnaît une réelle combattivité. Cet adepte d’ultra trail2 l’admet : « je suis très endurant. Quoi qu’il arrive, je continue à avancer, même si c’est dur ». Une abnégation qui n’empêche pas une certaine sensibilité. « Les attaques me touchent, même les moins légitimes », avoue-t-il. Pas de quoi entamer cependant sa bonne humeur bien connue à l’UMR CSGA. « Nous sommes là pour travailler sérieusement, mais cela va beaucoup mieux quand on saupoudre le tout d’un peu de bonne humeur et d’humour ! », s’amuse notre homme. Et l’une des 15 personnes qui l’aident à remplir ses missions au quotidien d’acquiescer : « Olivier est quelqu’un d’ouvert et d’optimiste. Personnellement, j’apprécie beaucoup son écoute et son humour décalé qui rendent notre travail ensemble vraiment agréable ».

 

1 Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, UMR 1324 (AgroSup Dijon – CNRS – Inra - université de Bourgogne).
2 Course à pied longue distance en milieu naturel.

Photo de Groupe Olivier Lalouette
Photo de groupe de l'équipe d'Olivier Lalouette, administrateur du Centre des sciences du goût et de l’alimentation (CSGA) du centre INRAE Bourgogne Franche-Comté. Prix Appui à la recherche.

 

Et après ?
D’ici 2021, Olivier entend décrocher un Master « Contrôle de gestion et audit organisationnel des organisations publiques » auprès de l’IAE de Dijon. Cette formation diplômante démarrée en septembre 2019 prévoit qu’il occupe son poste à 50% la première année, puis passe 100% de son temps à l’extérieur l’année suivante. A son retour, Olivier voudrait valoriser ces compétences supplémentaires au sein de l’Inra, pourquoi pas en intervenant au niveau national dans les domaines de l’appui à la recherche.

Ludovic Picquemal Rédacteur

Le centre