Changement climatique et risques Temps de lecture 3 min
INRAE adopte sa trajectoire et son plan de décarbonation
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - INRAE franchit une étape majeure dans la mise en œuvre de sa politique RSE avec l’adoption de son premier plan bas carbone. Ce plan d’actions, adopté par son conseil d’administration en décembre 2025 sur proposition de son président-directeur général, fait d’INRAE le premier organisme de recherche français à se doter d’un plan de décarbonation qui se veut à la fois pragmatique et ambitieux, pleinement intégré à ses missions scientifiques et à ses orientations stratégiques. Il dote l’institut de leviers pratiques pour atteindre un premier objectif de réduction de 30 % de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030.
Publié le 22 janvier 2026
Une trajectoire ambitieuse et collective au service de la transition climatique
En tant qu’établissement public, INRAE réalise depuis 2019 un bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) tous les 3 ans. S’appuyant sur ces diagnostics, l’institut a construit sa propre trajectoire de décarbonation, en cohérence avec la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui décline pour la France les engagements de l’Accord de Paris sur le climat de 2015. Cette stratégie vise une réduction des émissions de 70 % d’ici 2050 et sera complétée par des travaux en cours pour atteindre la neutralité carbone en mobilisant le levier complémentaire du stockage et de la compensation au sein de son dispositif expérimental.
L’établissement est déjà bien engagé dans la voie de la décarbonation en s’appuyant notamment sur le succès du plan de maîtrise énergétique adopté en 2022 sur la base des travaux des 19 centres de l’institut qui a déjà permis une baisse de la consommation énergétique de 23 % entre 2021 et 2024. Ce nouveau plan bas carbone vise à amplifier cette dynamique positive en poursuivant le déploiement d’actions concrètes sur le terrain, sans jamais renoncer ni à aucun projet de recherche ni au maintien de bonnes conditions de travail pour tous les personnels.
« À partir de nos BEGES, INRAE a construit une trajectoire ambitieuse de décarbonation validée par notre conseil d’administration. Avec l’adoption de ce plan d’action associé, nous devenons le premier organisme de recherche français à transcrire nos engagements dans notre fonctionnement collectif. Nous sommes confiants que ce plan bas carbone nous permettra de poursuivre la réduction significative de nos émissions en assurant encore un peu mieux la cohérence entre nos pratiques du quotidien et nos projets de recherche tournés vers les grandes transitions »,
Louis-Augustin Julien, directeur général délégué aux ressources d’INRAE.
Une démarche de co-construction pour un plan ancré dans la réalité des métiers et des activités de l’institut
La construction du plan bas carbone repose sur une démarche collective engagée dès 2023. Des ateliers collaboratifs nationaux et régionaux ont généré plus de 1 500 contributions, dont plus des trois quarts ont été intégrées dans le plan final. À partir de ces contributions, les directions d’appui et les départements scientifiques ont défini leurs feuilles de route pour la période 2026-2030. La direction RSE d’INRAE, créée dès 2021, a assuré la coordination de l’ensemble et doit désormais piloter le suivi annuel du plan, à l’aide d’indicateurs dédiés. Les BEGES successifs permettront d’en mesurer l’impact.
Une approche pionnière et exemplaire dans le paysage de la recherche
INRAE a également joué un rôle pionnier sur le plan méthodologique en développant, avec l’aide d’un cabinet spécialisé, une adaptation aux spécificités de la recherche de la méthode ACT pas à pas, portée par l’ADEME et désormais déployée dans l’enseignement supérieur et la recherche par la démarche ACT sup’. Ce premier plan bas carbone place la sobriété au cœur de l’action, comme levier accessible, progressif et immédiatement mobilisable. Il se décline en 35 objectifs, répartis dans 7 domaines, et 121 leviers déclinés en actions opérationnelles, mises en œuvre à différentes échéances.
« Cette première étape réaliste nous permettra de concrétiser l’objectif de –30 % en 2030. Elle ouvrira ensuite la voie à des réflexions sur des transformations plus structurelles. L’objectif est d’avancer ensemble, de manière progressive et adaptée à nos contraintes, sans jamais opposer transition environnementale et excellence scientifique. À l’échelle locale, les responsables RSE et les relais développement durable (RDD) jouent un rôle clé pour adapter les outils aux réalités territoriales »,
Armelle Carnet, directrice RSE.
L’accompagnement des équipes constitue un objectif à part entière du plan bas carbone. Des leviers progressifs seront déployés tout au long de sa mise en œuvre : formation, soutien technique et financier.
Plusieurs dispositifs structurants sont d’ores et déjà en place, tels que :
- la pépinière RSE, qui finance des projets portés par les agents, notamment sur le climat ;
- le système de management environnemental (SME), qui accompagne les unités volontaires dans la maîtrise de leurs impacts ;
- la formation INRAE 100 % RSE, ouverte à tous les personnels.