Après les fortes pluies dans l’Hérault, des scientifiques montpelliérains disponibles pour décrypter le risque d’inondation

Alors que l’Hérault et Montpellier viennent de connaître un épisode méditerranéen particulièrement intense (vigilance « crues » au rouge), il devient crucial d’améliorer les prédictions mais aussi d’analyser les risques et impacts de ces inondations. Une étude INRAE / OREME est en cours sur les conséquences de ces événements, la vulnérabilité des territoires et les moyens de mieux s’y préparer.

Publié le 14 octobre 2026

Le 30 septembre, le Gard et l’Hérault ont été placés en vigilance rouge pluie-inondation, lors d’un épisode méditerranéen qualifié de « remarquable » par Météo-France. Sur les 29 et 30 septembre, Météo-France a notamment relevé 269 mm à Prades-le-Lez et 154 mm à Montpellier. L’épisode a provoqué des pluies intenses et durables, des crues soudaines et des inondations dans le Sud-Est.

Dans ce contexte, les scientifiques du système d’observation des impacts des inondations SO-II, porté par le centre INRAE Occitanie-Montpellier et l’OREME, sont disponibles pour répondre aux sollicitations des journalistes et apporter un éclairage scientifique sur les impacts des inondations, la vulnérabilité des habitants et des territoires, les comportements face au risque et les stratégies d’adaptation.

Des impacts qui ne se limitent pas aux débordements des cours d’eau

Au-delà des débordements du Lez, qui a atteint une hauteur d’eau comparable à celle observée pendant la crue d’octobre 2014, de nombreuses rues parfois éloignées des cours d’eau ont également été touchées, avec des rez-de-chaussée et des garages inondés ou encore des véhicules bloqués… Plus inattendu, les pluies ont aussi réactivé des sources dans certaines maisons construites à flanc de colline. Cet épisode a révélé des impacts très variés, dont certains sont beaucoup moins visibles. Ces événements sont l’occasion de documenter finement leurs conséquences, en associant les différents acteurs du territoire dans une démarche participative. Les scientifiques portent notamment leur attention sur ces impacts moins visibles ou inattendus, mais aussi sur les adaptations mises en place par les habitants pendant les situations de crise et sur les retours concernant leur efficacité. 

Les habitants d’Occitanie appelés à partager leur expérience

Cette actualité donne également une résonance particulière à une enquête actuellement menée par Marie Arragon, doctorante en psychologie sociale et environnementale à Nîmes Université et INRAE Montpellier. Elle cherche à comprendre comment les personnes vivant dans des territoires exposés aux inondations perçoivent le risque, pourquoi certaines se préparent davantage que d’autres, quelle confiance elles accordent aux institutions et comment elles appréhendent les politiques publiques d’adaptation.

L’enquête s’adresse aux habitants majeurs vivant en zone inondable en Occitanie, qu’ils aient ou non déjà personnellement vécu une inondation. L’objectif est de mieux comprendre les réalités humaines qui se cachent derrière les cartes de risque : sentiment de vulnérabilité, expérience du risque, adaptation du logement ou des habitudes, rapport au territoire et perception des politiques de prévention. 

Le questionnaire est anonyme et nécessite environ 20 minutes. Les réponses doivent permettre de mieux comprendre comment les politiques d’adaptation sont perçues et appropriées par les habitants, et dans quelle mesure elles correspondent aux réalités vécues sur le terrain.

 

 

 

 

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Mina S. VILAYLECK

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Changement climatique et risques

Inondations : les outils INRAE de surveillance des crues

Expert depuis 30 ans des risques liés à l’eau, INRAE contribue à la mise en œuvre des politiques publiques de prévention des inondations. Pour preuve : la méthode AIGA développée par INRAE, Météo-France et le Schapi, a donné lieu à plusieurs outils qui font aujourd’hui partie de l’arsenal déployé par l’Etat pour aider les collectivités locales à surveiller leur territoire. Notamment pour anticiper les crues comme celles qui touchent actuellement les Pyrénées-Orientales et l'Aude.

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