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Quatorze chercheuses et chercheurs INRAE médaillés par l’Académie d’agriculture de France

Le 21 septembre 2022, comme chaque année, l’Académie d’agriculture de France (AAF) a récompensé des travaux majeurs ou prometteurs. Pas moins de 14 chercheurs et chercheuses INRAE ont été primés, dont 3 médailles d’or. Un palmarès qui reflète le dynamisme des recherches INRAE au service de l’agroécologie.

Publié le 21 septembre 2022

illustration Quatorze chercheuses et chercheurs INRAE médaillés par l’Académie d’agriculture de France
© Académie d'agriculture de France

Trois médailles d’or

La médaille d’or est destinée à reconnaître l’originalité et la qualité de l’ensemble d’une œuvre couronnant une carrière. Parmi les 5 médailles décernées, 3 récompensent des scientifiques INRAE :

Abdelhafid Bendahmane, directeur de recherche de l’Institut des sciences des plantes (INRAE Île-de-France-Versailles-Saclay). Son expertise internationale en matière de génomique et sélection des plantes a débouché sur de nombreuses applications en agriculture.

Nicole Darmon, directrice de recherche à l’UMR MoISA (INRAE Occitanie-Montpellier). Ses recherches visent à lutter contre les inégalités sociales de santé en promouvant une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable.

Michèle Tixier-Boichard, coordinatrice de l’infrastructure RARe et de l’équipe plateformes de l’unité Génétique animale et biologie intégrative (INRAE Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony). Elle œuvre au niveau national et international pour collecter, caractériser, conserver et distribuer les ressources biologiques utiles à la recherche agronomique et la connaissance de la biodiversité.

Quatre médailles de vermeil

Les médailles de vermeil récompensent notamment des travaux encore peu connus mais à l’impact potentiel majeur. Cette année 4 chercheurs INRAE remportent cette médaille :

Christian Le Lay, de l’unité Science du sol (INRAE Val de Loire). Ses travaux en observation, cartographie et micromorphologie des sols ont permis des transferts vers les agriculteurs.

Philippe Pinton, de l’unité Toxicologie alimentaire (INRAE Occitanie-Toulouse). Il contribue au développement d’outils d’analyse des effets des contaminants alimentaires et étudie particulièrement les effets des mycotoxines sur le tissu intestinal.

Véronique Souchère, agronome de l’UMR SADAPT (INRAE Île-de-France-Versailles-Saclay). Ses travaux portent sur les méthodes de conception d'organisations territoriales et sur des démarches de recherche participative qui concilient production agricole et préservation de l'environnement.

Marie-Christine Daunay, de l'unité Génétique et amélioration des fruits et légumes (INRAE Provence-Alpes-Côte d’Azur). Toute sa carrière, ses recherches ont été tournées vers les ressources génétiques des espèces légumières, plus spécifiquement les solanacées, les aubergines en particulier. 

Sept médailles d’argent Dufrenoy

Ces médailles sont remises aux meilleurs travaux de thèse soutenus l’année précédente. Parmi les lauréats, 7 ont effectué leur thèse au sein de laboratoires INRAE :

Aurore Beral a réalisé son doctorat en génétique et écophysiologie végétale au sein de l’UMR Génétique, diversité et écophysiologie des céréales (INRAE Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes). Le sujet de sa thèse porte sur le déterminisme génétique et écophysiologique de la variabilité des masses de grains individuels chez le blé tendre.

Les travaux d’Étienne David (INRAE Provence-Alpes-Côte d’Azur) mobilisent le numérique au service de l’amélioration des plantes. Ils contribuent à mieux comprendre le phénotypage à haut débit dans les travaux de sélection variétale.

Ronan Griot (INRAE Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony) a été primé pour sa thèse sur la sélection génomique et le déterminisme génétique de la sensibilité à des maladies infectieuses chez le bar et la daurade.

La thèse de Juliana Melendrez Ruiz (INRAE Bourgogne-Franche-Comté) a été remarquée pour son étude des mécanismes sous-jacents au choix d’aliments riches en protéines végétales.

Le travail de recherche de Muhammad Tanveer Munir (INRAE Pays de la Loire) porte sur la convergence des disciplines sciences du bois et microbiologie et ouvre sur un meilleur emploi du bois en milieu hospitalier.

Alexis Porcher montre dans sa thèse réalisée à l’IRHS (INRAE Pays de la Loire, université d’Angers, Institut Agro) l’intérêt de prendre en compte le métabolisme oxydatif du bourgeon axillaire pour l’induction du débourrement du bourgeon ou son maintien en dormance, une clé pour l’adaptation des plantes au changement climatique.

La thèse de Simon Vonthron (INRAE Occitanie-Montpellier) analyse les pratiques alimentaires dans la métropole de Montpellier. Elle explore le concept de paysage alimentaire ouvrant sur des questions de précarité et de justice alimentaire.

 

Le prix Limagrain met à l’honneur le parcours de chercheurs français qui ont mené l’essentiel de leurs travaux au service de l’agriculture française et dont les travaux s’inscrivent dans des disciplines au service de l’activité de semencier. Thomas Widiez, de l’UMR Reproduction et développement des plantes (INRAE Lyon-Grenoble-Auvergne-Rhône-Alpes), a été récompensé pour ses travaux sur le développement de la graine et l’identification du gène responsable de l’induction d’embryons haploïdes chez le maïs.

Le prix Jean-Dufrenoy est décerné à un chercheur français dont les travaux ont été inspirés par l’œuvre de Jean Dufrenoy, professeur d’agriculture, biologie végétale et production agricole. Cette année Anne Laperche, enseignante-chercheure de l’Institut de génétique environnement et protection des plantes (INRAE Bretagne-Normandie, Institut Agro, université de Rennes 1), est lauréate. Elle enseigne la génétique au sein de l’Institut Agro et dirige des recherches sur le comportement du colza en fonction des contraintes climatiques.

 

 

Le prix scientifique de la Fondation Xavier-Bernard a été remis à Françoise Vertès (INRAE Bretagne-Normandie) pour ses travaux sur les prairies. Ils ont permis d’établir les performances agroenvironnementales et de capitaliser des acquis sur des systèmes laitiers conciliant production et préservation de l’environnement.

Le jury du prix de thèse AAF-SFBV a attribué le prix à Kevin Robe pour son travail sur la localisation, la dynamique et les rôles des coumarines dans la nutrition en fer chez Arabidopsis thaliana réalisé à l’IPSIM de Montpellier en partenariat avec INRAE Montpellier (unité FeRos). Et un prix de mémoire de fin d’études a été décerné à Louise Deschrevel (INRAE Nouvelle-Aquitaine-Poitiers) pour son mémoire sur les préférences des chèvres laitières vis-à-vis de différentes brosses et l'impact de l’accès aux brosses sur leur bien-être.

Le Crédit Agricole Île-de-France Mécénat, en partenariat avec l’AAF, a attribué des bourses à de jeunes chercheurs travaillant sur des sujets tournés vers les problématiques de l’agriculture en Île-de-France : Samuel Charberet (INRAE Île-de-France-Versailles-Saclay) et Baptiste Quentin (INRAE Île-de-France-Jouy-en-Josas-Antony).

Le jury du prix de l’information scientifique à destination du public a eu un coup de cœur pour les échos & les threads de Yann Kerveno (revue Sésame).

 

 

Pour en savoir plus : https://www.academie-agriculture.fr/

Elodie Ruhrsecrétaire de rédactionDirection de la communication

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