2 min

HAL : une gouvernance partagée et un modèle de financement pérenne

COMMUNIQUE DE PRESSE - Le Plan national pour la science ouverte lancé par Frédérique Vidal le 4 juillet 2018 annonçait une ambition forte dans le domaine de l’accès ouvert aux publications scientifiques et, notamment, un soutien à HAL, l’archive ouverte nationale pluridisciplinaire de la recherche française. Une nouvelle étape dans cette direction a été validée par le Comité de pilotage de la science ouverte, qui a adopté un nouveau modèle de financement pour HAL et un nouveau modèle de gouvernance pour le Centre pour la communication scientifique directe (CCSD) qui en assure le développement. L’avenir de la plateforme nationale est ainsi sécurisé et elle se voit dotée de moyens à la mesure de son rôle clé dans le dispositif de la science ouverte en France.

Publié le 25 septembre 2020

illustration HAL : une gouvernance partagée et un modèle de financement pérenne
© CCSD

Créée en 2001, la plateforme HAL permet l’accès ouvert à plus de 750 000 documents scientifiques. Elle compte aujourd’hui près de 100 000 utilisateurs actifs et abrite 124 portails d’institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche française.

Cette croissance nécessitait de repenser son mode de financement et de gouvernance, afin de prendre en compte la diversité des besoins de ses utilisateurs. A cet effet, des consultations ont été menées au sein du Comité pour la science ouverte auprès de l’ensemble des partenaires et ont abouti à une gouvernance partagée

En complément des ressources pérennes apportées par les tutelles du CCSD (CNRS, INRIA, INRAE et Université de Lyon), qui s’élèvent au total à un million d’euros par an, le nouveau modèle de financement fait évoluer la cotisation des établissements dotés d’un portail institutionnel, avec pour objectif un apport global de 700 000 euros. La tarification, indexée sur le nombre d’enseignants chercheurs, a été ajustée pour tenir compte de la diversité de situations au sein des établissements, universités et grandes écoles, y compris des plus petits d’entre eux.

En parallèle, le nouveau modèle de gouvernance du CCSD associera davantage les utilisateurs de HAL, institutions et chercheurs. Les établissements dotés d’un portail seront regroupés au sein d’un conseil des partenaires, qui aura un rôle d’expression des besoins et d’animation de la communauté, et auront des représentants au sein du comité d’orientation. Outre les tutelles du CCSD, la Conférence des présidents d’universités et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation siègeront au sein du comité de pilotage. Enfin, le conseil scientifique s’élargira pour acquérir une dimension internationale.

Ces nouvelles dispositions, qui seront mises en œuvre courant 2021, permettront la consolidation technique de HAL, le développement de nouveaux services aux utilisateurs et aux établissements et elles favoriseront une meilleure insertion dans l’écosystème des infrastructures européennes de la science ouverte.

L’ensemble s’inscrit dans la stratégie nationale définie par le Plan national pour la science ouverte, sous l’autorité du Comité de pilotage de la science ouverte.

En savoir plus

Esther Dzalé, l'algorithme de sa vie

À la Délégation à l’information scientifique et technique d'INRAE, Esther Dzalé Yeumo se passionne pour les données. Pour elle, l’ère des Big data, de l’Open science, dessine les contours d’une fabuleuse opportunité pour la recherche : « C’est une chance de connecter les connaissances, de faire avancer les découvertes ! » L’ingénieuse informaticienne donne le rythme, pour permettre à la science d’aller plus vite.

20 décembre 2019

Odile Hologne, ambassadrice d’une science ouverte

Odile Hologne, responsable de la direction pour la Science Ouverte (DipSO) d’INRAE, est animée depuis le début de sa carrière par la volonté de diffuser les connaissances au sein et en dehors de la sphère scientifique. Les moyens pour y parvenir ? Les nouvelles technologies de l’information…et une grande force de conviction !

19 décembre 2019

Changement climatique et risques

La fonte des glaciers fait monter le niveau de la mer à un rythme de plus en plus rapide

COMMUNIQUE DE PRESSE - Les glaciers ont perdu plus de 9 000 milliards de tonnes de glace entre 1961 et 2016, ce qui a entraîné une élévation de 27 millimètres du niveau global de la mer au cours de cette période. Les glaciers ayant le plus contribué à cette augmentation sont ceux de l'Alaska, suivis par ceux situés en Patagonie et dans les régions arctiques. Les glaciers des Alpes européennes, des montagnes du Caucase et de la Nouvelle-Zélande ont également enregistré d'importantes pertes de glace ; cependant, leurs surfaces étant relativement petites, ils n'ont joué qu'un rôle mineur dans la montée du niveau d’ensemble des océans.

03 janvier 2020