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Ouvrir les sciences, plus que jamais

INRAE renforce son engagement dans l’ouverture des sciences en présentant en octobre 2021 une politique de science ouverte ambitieuse accompagnée d’un plan d’actions pour accélérer la transition vers des sciences plus accessibles à tous.

Publié le 15 octobre 2021

illustration Ouvrir les sciences, plus que jamais
© INRAE

Face aux défis de recherche et d’innovation auxquels INRAE doit faire face dans les domaines de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, il est plus que jamais nécessaire d’ouvrir les sciences à tous les acteurs de la société pour plus de transparence mais aussi aux scientifiques du monde entier pour que la science progresse plus vite et qu’elle puisse bénéficier à tous. 

« La science ouverte constitue pour INRAE un cadre de référence pour guider les pratiques scientifiques, c’est une façon renouvelée de faire de la recherche qui favorise le partage des données, des résultats, des savoirs et savoir-faire. » Carole Caranta, Directrice générale déléguée Science & Innovation

Politique à 360°

INRAE considère la science ouverte comme un levier majeur de sa stratégie scientifique. En janvier 2020, la fusion de l’Inra et d’Irstea, déjà très investis dans la science ouverte, a permis de capitaliser les savoir-faire des deux organismes. Couplée à une volonté forte de la direction générale de s’investir sur ces sujets, cette capitalisation permet de déployer une politique ambitieuse et originale de la science ouverte. Cela s’est concrétisé par la création de la direction pour la science ouverte (DipSO) au 1er janvier 2020 et aujourd’hui par la publication d’une politique de Science ouverte associée à un plan d’actions.

Les 3 piliers de la politique science ouverte d’INRAE

1 – Ouvrir le processus de recherche et les résultats à tous les acteurs de la société
L’objectif est de renforcer la confiance dans la science, accélérer la diffusion des connaissances et faciliter l’innovation en développant les dispositifs de partage (publications, données, MOOC, …) et en soutenant les démarches de recherches participatives.

2 – Faciliter les collaborations scientifiques et tirer profit de la science des données pour nos enjeux de recherche
Il s’agit de soutenir ou développer des infrastructures numériques qui permettent de gérer, partager, analyser les publications (hal.inrae), les données (future plateforme recherche.gata.gouv.fr) et les connaissances. L’institut se dote d’ailleurs d’un plan d’action « Données pour la science » pour à la fois développer le partage des données et accompagner les scientifiques dans ces nouvelles pratiques.

3 – Saisir les opportunités et maîtriser les risques potentiels liés à l’ouverture
Ouvrir les données de la recherche peut comporter des risques. Pour y faire face, l’institut a mis en place une gouvernance des données et a nommé un administrateur des données de la recherche qui anime un dispositif d’accompagnement dans ce domaine.
Enfin, il s’agit de reconnaitre l’engagement des scientifiques dans l’ouverture de la science en le prenant en compte dans l’évaluation individuelle et collective, et d’accompagner l’évolution des métiers vers des pratiques de science ouverte.

INTERVIEW AEF > INRAE dévoile sa politique de science ouverte

"La politique pour la science ouverte d'INRAE présente deux grandes caractéristiques : "inclusive" en allant de la diffusion des connaissances jusqu’à l’ouverture des processus de recherche à la société, et "systémique" pour que la science ouverte devienne d’usage courant dans tout l’institut. " Lire la suite


La science ouverte en actions

Partage des connaissances sur les sciences ouvertes, formations, mise en lumière des recherches participatives…, le plan d’actions Science ouverte d’INRAE décline sa politique en nombreuses actions concrètes, en voici les dix principales : 

 

Ouvrir la science, un mouvement mondial
Le mouvement de la science ouverte s’inscrit dans un contexte national particulièrement dynamique, avec le second plan national pour la science ouverte (PNSO + lien). Lancé en juillet par la Ministre de la recherche, il a pour ambition de généraliser la science ouverte en France. Ce mouvement s’exprime également à l’échelle européenne, avec un soutien affirmé à la science ouverte dans le cadre du programme Horizon Europe et finalement s’inscrit dans un cadre mondial avec les recommandations de l’Unesco sur la science ouverte.

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