Alimentation, santé globale 4 min

Portrait de tiques

Connaître la physiologie et le mode de vie des tiques donne des informations précieuses pour se prémunir contre ces acariens potentiellement porteurs d’agents pathogènes pour les animaux et les humains.

Publié le 15 mai 2020

illustration Portrait de tiques
© INRAE

Diaporama : Ixodes ricinus, la tique la plus abondante en France et en Europe.

Une tique est un acarien hématophage qui se nourrit exclusivement de sang. Selon le modèle d’Ixodes ricinus, La tique femelle prend un repas de sang à chaque étape de sa vie : passage larve-nymphe, passage nymphe-adulte, reproduction et ponte. Soit trois repas de sang de plusieurs jours à chaque fois. Une tique peut vivre jusqu’à 3 ou 4 ans.

Dès le stade de larve, au moment de son premier repas, la tique peut s’infecter par un parasite, une bactérie ou un virus pathogène présent chez l’hôte sur lequel elle a pris son repas. Elle peut alors être infectée toute sa vie si les agents pathogènes ingérés sont capables d’être transmis au travers des mues successives. Elle deviendra elle-même vectrice si elle permet à l’agent pathogène de survivre et de traverser la paroi de son tube digestif, puis de migrer vers ses glandes salivaires pour être transmis lors de son repas de sang suivant, via ses sécrétions salivaires.

En réalité, environ la moitié des tiques portent un ou plusieurs agents pathogènes, ce qui complique d’autant le diagnostic en cas de transmission (lire l’article 4 : lien). Les maladies à tiques les plus connues en Europe sont la maladie de Lyme et l’encéphalite à tiques.

Le cycle des tiques (Ixodes ricinus)

Cycle annuel d'Ixodes ricinus

Une piqûre indolore

La piqûre d’une tique est indolore car la tique injecte des substances anesthésiantes dans la peau. C’est pourquoi il est nécessaire de s’inspecter minutieusement le corps pour détecter son éventuelle présence après toute sortie à risque. Bien que toutes les tiques ne soient pas infectées ni vectrices d’agents pathogènes, il faut les retirer dès que possible pour limiter les risques d’infection.

La tique n’a ni yeux ni tête mais est pourvue d’un rostre qui pénètre la peau comme un harpon et s’y maintient grâce à une sorte de colle. C’est pourquoi, pour éviter d’arracher les pièces buccales, il faut « dévisser » la tique (avec un tire-tiques ou avec les doigts) et ensuite bien désinfecter la zone de la piqûre. Si toutefois les pièces buccales sont arrachées lors du retrait, cela ne présente pas de danger supplémentaire pour la santé car les agents pathogènes éventuellement vectorisés par la tique restent dans le corps de la tique. Il est déconseillé d’utiliser des produits (éther, liquide vaisselle, etc.) qui risquent de provoquer une régurgitation de la tique et donc un risque accru de contamination.

Pascale MollierRédactrice

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