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Coronavirus : le dispositif de crise INRAE face à l'épidémie Covid-19 est en application

Comme tous les établissements, INRAE s'organise face à la progression de l'épidémie de Covid-19 causée par un coronavirus. Une cellule de crise mise en place depuis début mars, a préparé la continuité de service de l’institut. Une information régulière est assurée auprès des personnels. Les consignes de distanciation sociales, avec un recours généralisé au télétravail chaque fois qu’il est possible, sont appliquées dans l’ensemble de nos centres pour toutes les activités qui ne sont pas essentielles. INRAE prépare désormais la reprise d'activité.

Publié le 12 mars 2020 (mis à jour : 24 avril 2020)

illustration Coronavirus : le dispositif de crise INRAE face à l'épidémie Covid-19 est en application
© INRAE

A la suite de l'allocution du Président de la République le 16 mars au soir, des mesures ont été prises pour limiter au maximum les déplacements et les contacts :

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Faisant suite à l'annonce par le Président de la République d'un déconfinement progressif à partir du 11 mai, INRAE prépare la reprise d'activité dans ses différents centres :

Prépartion de la reprise d'activité

Dès le 14 mars au soir, le Premier ministre avait demandé à l’ensemble de la population de respecter les consignes de distanciation sociale, en particulier de limiter les déplacements, les réunions et les contacts non indispensables, ainsi que de respect des gestes barrières.

Le PDG de l’institut Philippe Mauguin s’était adressé le 15 mars à l’ensemble de la communauté de travail INRAE pour l’inviter à appliquer ces consignes, en suivant les indications de mise en œuvre précisées dans un courrier reçu ce dimanche de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et l’Innovation. Ces orientations sont les suivantes :

Pour tous les agents (document RH du 18/03/2020) :

coronavirus covid-19 : point d'information RH du 18 mars
Réservé aux agents INRAE

Les mesures en vigueur :

  • Privilégier le télétravail : tout ce qui peut être fait en télétravail doit être fait en télétravail. Le bénéfice du télétravail peut être demandé par un simple mail des personnels ; cette demande peut être refusée mais le refus doit être justifié. Les personnes contraintes de rester chez elles pour garder leurs enfants devront privilégier le télétravail.
  •  Maintenir à domicile les personnels malades : ceux qui bénéficieront d’un arrêt de travail délivré par un médecin traitant seront soumis au régime normal du congé de maladie.
  •  Possibilité de délivrer une autorisation spéciale d’absence : dans l’hypothèse où aucune de ces modalités ne serait possible, les personnels pourront bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence (ASA). L’autorité hiérarchique délivre à l’agent dès que possible un justificatif de l’autorisation d’absence.  Il peut délivrer d’office cette autorisation même sans demande de l’agent s’il l’estime conforme à l’intérêt du service et à l’intérêt général dans le cadre de la prévention du risque épidémique. L’autorisation spéciale d’absence ne donne pas lieu à un jour de carence.
  •  Situation des personnes fragiles : les personnes dont la situation particulière les rend vulnérables devant le risque épidémique ont vocation à être placées en télétravail ou, à défaut, de bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence. Cela concerne, conformément aux recommandations du Haut conseil en santé publique, les femmes enceintes, les personnes présentant une insuffisance rénale, cardiaque ou respiratoire, une cirrhose, des risques cardiovasculaires, un diabète insulinodépendant ou présentant des complications, une obésité chronique ou une immunodépression.

Des dérogations au télétravail peuvent être appliquées pour les activités pour lesquelles un travail en présentiel doit pouvoir être maintenu :

  1.  Les activités essentielles qui relèvent des plans de continuité de l’activité (PCA), élaborés par chaque centre et qui nécessitent une présence sur place par exemple le maintien des collections sensibles, les animaleries, le service de la paie… ;  
       
    Et, lorsqu’elles ne sont pas prévues dans les plans de continuité d'activité (PCA) des centres :
  2.  L’activité des laboratoires engagés dans la recherche sur l’épidémie COVID19 ou des épidémies comparables ;
  3. L’activité interne de certains laboratoires de recherche, lorsque l’interruption des manipulations conduirait à la perte d’études scientifiques essentielles, sensibles ou particulièrement complexes ou lourdes à réorganiser.

La Ministre a demandé que « les services ou les fonctions qui le peuvent, dès lundi 16 mars, basculent en totalité en télétravail (en permettant, le cas échéant, un passage ponctuel sur le lieu de travail pour récupérer les outils de travail à condition de ne pas utiliser les transports en commun).

 Pour les autres services ou fonctions, le besoin d’organiser la continuité du service nécessite la présence des agents à titre transitoire (a minima ce lundi), afin de permettre la mise en sécurité et l’arrêt en bon ordre des expérimentations en cours ainsi que l’organisation des services indispensables à la continuité de l’activité. »

Les président-e-s de centres ont réuni le 16 mars les cellules de crise pour préciser la liste des activités essentielles, les agents concernés et les modalités de continuité de ces activités. Ils complèteront l’information au sein de chaque centre.

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Les gestes barrrière

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