Bioéconomie 3 min

Chimie verte et industries agroalimentaires Vers une bioéconomie durable

PARUTION - L’objectif de ce livre est de présenter une utilisation raisonnée des matières premières renouvelables qui exploite la complémentarité entre filières alimentaires et non alimentaires, sans les opposer. Parmi ces matières premières figurent les ressources agricoles et forestières et les déchets issus de leurs transformations et usages.

Publié le 26 février 2020

illustration Chimie verte et industries agroalimentaires Vers une bioéconomie durable
© INRAE

Aujourd’hui, l’un des principaux enjeux de l’industrie et de l’économie consiste à répondre aux besoins d’une population mondiale croissante tout en préservant l’environnement. En effet, l’utilisation depuis plusieurs décennies des ressources énergétiques fossiles a généré, outre la diminution des réserves de ces ressources, un phénomène de réchauffement climatique dû à la libération dans l’atmosphère de gaz à effet de serre.


De plus en plus de secteurs industriels, dont la chimie, s’inscrivent dans une substitution du carbone fossile par le carbone renouvelable ; ainsi se développe la bioéconomie, fondée sur la chimie verte et les biotechnologies, comme levier pour réduire l’empreinte écologique des activités humaines.


L’ouvrage comporte 21 chapitres articulés autour de 6 parties, chacune correspondant à un concept identifié comme clé de voûte de l’interface chimie verte-IAA :


De la chimie verte aux biotechnologies / Ressources agricoles et coproduits des IAA : sources de polymères, carburants et molécules pour la chimie / Chimie verte et matériaux polymères : vers de nouveaux emballages alimentaires / Vers des systèmes intégrés de bioraffinerie : lien avec le territoire et les autres filières de production / Apport des biotechnologies végétales à l’élaboration de la qualité de la biomasse / Les scénarios pour 2050 : comment concilier les différentes filières



Stéphanie Baumberger, coordonnatrice de l’ouvrage, est professeur en chimie verte à AgroParisTech et anime une équipe de recherche à l’Institut Jean-Pierre Bourgin, UMR 1318 INREA-AgroParisTech, INRAE, centre de Versailles-Grignon, à Versailles. Elle a coordonné le travail de plus de 60 auteurs, tous experts et éminents spécialistes de la chimie verte et de la bioraffinerie.


De nombreux auteurs INRAE ont contribué à ce livre.


 


 


Editions Lavoisier Tech & Doc- Coll. Sciences et techniques agroalimentaires – 560 pages, février 2020 – 125 euros


 


EXTRAITS de la préface de Professeur Gilles Trystram, Directeur général d’AgroParisTech


(...) Si l’agriculture est historiquement ancrée dans une approche basée sur l’utilisation du carbone renouvelable, de plus en plus de secteurs industriels, dont la chimie, s’inscrivent dans une substitution du carbone fossile par le carbone renouvelable. On pourrait limiter la question à la production de cette ressource, mais il apparaît rapidement que l’enjeu réside bien dans la capacité à transformer et valoriser cette ressource renouvelable et à en assurer une conversion en quelque chose d’utile, de nouveau, ou se substituant à une voie existante non soutenable.


Maîtriser ces voies de conversion et de valorisation est essentiel. Les leviers d’action sont diversifiés, mettant en œuvre des mécanismes physiques, chimiques, biologiques ou biochimiques. Le plus souvent c’est une combinaison de plusieurs principes qui est nécessaire pour apporter une solution soutenable, tout en ouvrant la voie à des méthodes d’ingénierie innovantes.


La chimie verte s’est installée autour de ces grandes dimensions, proposant depuis longtemps quelques principes essentiels autour desquels se développent des champs d’applications très variés. Progressivement des applications sont proposées, validées, montrent leur compétitivité, permettent la mesure d’impact en termes de durabilité ou d’empreinte écologique et environnementale. Ces réussites en appellent alors d’autres et le champ des possibles se développe.


Les applications existantes, mais aussi les potentiels identifiés, abordent de multiples questions de conversion : obtenir des aliments par des voies nouvelles, valoriser des coproduits des industries alimentaires, source probable de la soutenabilité future des IAA, obtenir de l’énergie à partir de coproduits ou de déchets, fonder ou refonder une conception et une économie circulaire des cycles de transformations, etc.


Nul doute que la liste des enjeux sera plus étendue demain. Finalement, ces approches considèrent la biomasse d’une manière nouvelle, comme une source d’usages multiples où eau, énergie, molécules ou fonctions sont imbriquées et où la mise en œuvre de principes de la chimie verte et des biotechnologies fera exprimer au mieux un potentiel applicatif. Ceci refonde potentiellement fortement les industries alimentaires et, au-delà, positionne les bases de la bioéconomie.


Comprendre et agir dans ces directions nécessitent la maîtrise des déterminants des mécanismes de transformation pour ainsi permettre des voies d’ingénierie de solutions innovantes, appropriées, pertinentes.


C’est certainement fondateur que de mettre en regard l’expérience et les points de vue d’acteurs de la recherche appartenant à différentes communautés et agissant chacun dans son champ propre d’expertise. (...)

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