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Agriculture compétitive et durable : les apports croissants du biocontrôle

DOSSIER DE PRESSE - Lancé à l’occasion du Grenelle de l’environnement de 2007, le plan Ecophyto a pour objectif de réduire de 50 % le recours aux produits phytopharmaceutiques en France, à l’horizon 2025. Certaines des substances jugées préoccupantes ont déjà été retirées du marché et d’autres, à l’instar du glyphosate, le seront dans les années à venir. C’est une excellente nouvelle pour l’environnement comme pour notre santé. Mais ça n’est pas sans conséquence pour l’ensemble des filières agricoles.

Publié le 13 février 2020

illustration Agriculture compétitive et durable : les apports croissants du biocontrôle
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En effet, par quoi va-t-on remplacer les produits phytosanitaires pour protéger les cultures des bioagresseurs qui les menacent ? Ne risque-t-on pas de voir ressurgir des maladies ou des insectes phytophages jusqu’alors efficacement contrôlés ? Et comment lutter contre les nouvelles espèces envahissantes venues du bout du monde et qui se répandent à toute vitesse sur notre territoire ?

Pour faire face à ces immenses défis, INRAE est en première ligne. Et parmi les stratégies mises en oeuvre pour y répondre, le biocontrôle figure en tête de liste. Le biocontrôle, c’est un ensemble de méthodes de protection des cultures basées sur l’utilisation d’organismes vivants ou de substances naturelles. Les produits de biocontrôle sont classés en quatre catégories : les macro-organismes (principalement insectes, nématodes, acariens...), les micro-organismes (virus, bactéries, champignons...), les médiateurs chimiques tels que les phéromones, et enfin les substances naturelles d’origine minérale, végétale ou animale. S’ajoute à ces catégories de produits le biocontrôle par conservation – qui consiste à promouvoir l’action des organismes auxiliaires déjà présents dans l’environnement, par des pratiques ou aménagements des parcelles ou des paysages - et le biocontrôle par acclimatation - qui vise à établir de façon pérenne un auxiliaire exotique pour réguler durablement les populations d’une espèce envahissante.

INRAE n’a pas attendu Ecophyto pour s’intéresser au biocontrôle. Depuis plusieurs décennies, les chercheurs mènent des travaux sur les interactions entre les plantes et leurs ravageurs. Ils développent des méthodes de lutte qui, utilisées seules ou dans le cadre d’une stratégie de contrôle globale, jouent un rôle croissant dans la protection des cultures. Et l’Institut est à l’origine d’innovations qui sont utilisées dans le monde entier, telles que la confusion sexuelle à l’aide de phéromones.

En tant qu’organisme public de recherche finalisée, INRAE s’associe à des partenaires privés pour mettre au point des solutions de biocontrôle et étudie leurs impacts sur la santé et l’environnement. L’Institut propose également des pistes pour aménager les paysages agricoles, en vue de favoriser l’action des auxiliaires de cultures, alliés précieux en agriculture.

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